Flambée des prix

Le ministère du Commerce nie l’existence de la spéculation

11 Jan 2017
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Le ministère du Commerce intervient dans le débat sur la hausse des prix des produits alimentaires et autres. A travers son directeur général du contrôle  économique et de la répression des fraudes, Abderrahmane Benhazil, cette institution ministérielle tente de démentir les affirmations selon lesquelles l’entrée en vigueur de la loi de Finances pour 2017 a attisé la spéculation et a engendré de fortes augmentations des prix des produits alimentaires mais aussi des biens et services. Abderrahmane  Benhazil a insisté sur la question de l’impact de la loi de Finances 2017 sur les prix. Selon lui, cette loi n’a eu aucun impact significatif sur les prix. « Parler de hausse générale des prix est un constat biaisé. La hausse n’a pas touché tous les prix », a-t-il affirmé à l’agence presse service. Ce haut responsable au ministère du Commerce a souligné que la hausse de la TVA, qui est passée de 17 à 19% dans le  cadre de la loi de finances 2017, «ne peut en aucun cas provoquer une flambée  des prix. D’ailleurs, les augmentations constatées pour quelques produits  seulement sont insignifiantes ». Il poursuit en assurant que « la réalité sur le terrain est que les prix de large consommation  soutenus par l’Etat ou non, n’ont pas connu d’augmentations ». Et il en veut pour preuve les interventions quotidiennes des services  du ministère du Commerce qui n’ont révélé, d’après lui, et ce depuis l’entrée en vigueur des dispositions  de la loi de finances que « quelques augmentations pour certains produits  laitiers et maraîchers ». Pour le reste, les prix sont donc stables, a affirmé ce haut responsable du ministère du Commerce. « Les prix de ces produits ne sont pas fixés par la loi contrairement à ceux subventionnés par l’Etat. Il ne peut y avoir d’infractions s’il n’y a pas une loi régissant ces prix. Donc, ce sont des prix libres », a-t-il souligné, précisant que même les produits de base non subventionnés comme les pâtes alimentaires ou quelques légumes secs n’ont pas été touchés par des hausses ». Pour M.Benhazil, il s’agit de simples rumeurs largement relayées par de nombreux supports médiatiques et numériques qui sont de nature à alimenter les craintes des Algériens. Ce haut responsable au département de Bekhti Belaïb reconnaît l’existence d’augmentation de prix pour le café et certains légumes secs qu’il lie à la hausse des cours de ces produits sur les marchés internationaux. Il cite l’exemple du café Robusta qui est  passé de 1.850 dollars pour une tonne à la fin 2015 à 2.150 dollars pour une tonne à la fin 2016. Quant au café arabica, il est passé de 2.811 dollars pour une tonne à 3.250 dollars pour une tonne. Il estime qu’il est logique que ces hausses soient répercutées sur le prix de vente en détail. « Ce sont des choses que nous ne pouvons pas maîtriser car elles dépendent  des marchés internationaux », a-t-il soutenu tout en évoquant la baisse des cours mondiaux de la poudre de lait. S’agissant de certains produits agricoles, il a assuré que les augmentations des prix constatées sont dues plutôt au manque de l’offre sur le marché, un constat normal  durant cette période hivernale. Pour lui, il n’y a pas eu de spéculation et le marché est bien régulé.

Yanis Belmadi 

Dernière modification le mercredi, 11 janvier 2017 19:34
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