L’entraîneur belge a peur du Sénégal

Leekens est-il un looser ?

12 Jan 2017
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Ryad Mahrez, Yacine Brahimi, Faouzi Ghoulam, Islam Slimani et Rachid Ghezal. Cinq joueurs au talent illimité qui feraient le bonheur de n’importe quel club huppé d’Europe. Cinq joueurs pétris de qualité, évoluant tous dans des championnats relevés avec souvent le statut de titulaire indiscutable et qui possèdent une grande marge de progression. Jamais et au grand jamais, l’Algérie n’a eu cette chance presque inouïe de réunir dans ses rangs autant de footballeurs dont le moins « nanti » a déjà cinq matchs de ligue des champions d’Europe dans les jambes ! Avec ces cinq éléments évoluant ensemble, n’importe quel entraîneur qui se respecte n’aurait pas hésité une seule seconde à viser même le podium de la coupe du monde, sauf Georges Leekens apparemment, puisque ce dernier a d’ores et déjà évacué tout espoir de battre une équipe comme le Sénégal. Un réflexe de mauvais augure de la part d’un technicien appelé dans l’urgence pour occuper un poste vacant, et qui, au lieu de faire preuve d’un minimum de considération envers tout un peuple qui n’aspire, ni plus, ni moins qu’à la victoire finale, se comporte comme un looser, un perdant. C’est honteux ! Ayant sûrement constaté qu’au niveau de la FAF, aucun responsable, y compris Raouraoua, n’aura suffisamment de courage pour le remettre à sa place, le Belge s’est accordé la liberté de n’en faire qu’à sa tête, en racontant des histoires belges qui ne font rire personne. Rien ne justifie son comportement, ni ses déclarations, même pas l’intention de faire baisser la pression autour des joueurs. Rien, absolument rien ne justifie ce défaitisme que l’on ne doit surtout pas verser au compte de la « guerre » psychologique. Djamel Belmadi, pour ne citer que celui-ci comme exemple, n’aurait jamais commis une forfaiture pareille par respect à 40 millions d’Algériens qui attendent beaucoup de leur équipe nationale. A la veille d’une compétition comme la coupe d’Afrique des nations souffrant encore de mille et une tares typiquement africaines, nul n’est tenu de faire des déclarations triomphalistes. Les Algériens le savent autant que les autres. Georges Leekens le sait aussi. Mais sa manière de présenter le Sénégal comme une équipe imbattable est une fausse manœuvre. En 1990, et dans un contexte politique et social instable, feu Abdelhamid Kermali avait admirablement su gérer les insuffisances enregistrées au niveau de l’effectif pour offrir à l’Algérie son premier trophée continental. Un trophée gagné haut la main par les Madjer, Menad, Oudjani, Cherif Ouzzani et les autres, que ni la génération de Lalmas, ni celle de Bencheikh n’a pu porter. Avec le recul, on peut dire que ce n’est pas parce qu’ils étaient chez eux que les Algériens avaient gagné. Jouer à domicile au milieu de son environnement est un facteur important, mais pas au point d’être déterminant. La preuve, sur les 30 phases finales jouées, la victoire a souri une fois seulement au pays organisateur.  L’Egypte, 3 fois, le Ghana 2 fois, Algérie, Soudan, Afrique du Sud, Nigeria et Tunisie, 1 fois. Si l’Algérie a gagné en 1990, c’est parce qu’elle avait à la tête de son équipe nationale, un patriote et un militant de la première heure, et non un vulgaire mercenaire au CV vierge et qui touche un salaire au moins 50 fois supérieur au SMIG. Pauvre Algérie dont l’équipe nationale est livrée aux incompétents et aux trouillards.

Mohamed Mebarki     

Dernière modification le mercredi, 11 janvier 2017 20:33
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