Servilité

05 Jan 2017
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Ça y est ! La presse marocaine n’a pas beaucoup tardé pour se saisir des troubles à l’ordre public qu’ont connus quelques localités algériennes afin d’exprimer tout le mal qu’elle pense de l’Algérie. Certains journalistes se sont carrément « éclatés » et ont donné libre cours à une haine viscérale qui en dit long sur  leur état de servilité illimitée aux sous-traitants du Makhzen. Le fait n’est pas nouveau. Il a toujours été ainsi, sauf que cette fois, les scribouillards de sa « majesté le commandeur des croyants » sont allés trop loin dans leurs spéculations anti-algériennes. Leurs élucubrations forcenées laissent apparaitre un sentiment de réjouissance. Ils jubilent presque en souhaitant que l’Algérie s’embrase et se transforme en un enfer. Ils ne l’expriment pas en termes clairs, mais leur manière de travestir l’objectivité le laisse suggérer et de tordre le coup à l’éthique professionnelle. C’est perfide et immoral comme comportement, et c’est le moins que l’on puisse à dire à propos de ces écrits « mal léchés » dont les auteurs semblent impatients de voir l’Algérie à feu et à sang.  Mais ce n’est guère surprenant de la part de quelques spécialistes de la courbette qui ne cherchent qu’à faire plaisir au roi et à ses courtisans, puisque ce n’est qu’à travers cette attitude servile qu’ils atteignent le bonheur suprême. Il y a une année, Tahar Benjelloun, considéré comme un intellectuel de premier plan, s’est essayé lui aussi à cet exercice. A l’inverse des Algériens, Mohamed Arkoun, Rachid Boudjedra, Rachid Mimouni et Mouloud Mammeri qui ont séjourné au Maroc et aimé ce pays sans le moindre complexe, et qui ont pourtant connu ses « devantures »  et ses « arrière-cours », l’auteur franco-marocain s’est laissé entrainer dans une diatribe anti-algérienne qui laisse perplexe quant à ses motivations. L’auguste membre de l’académie Goncourt  s’en est pris violemment à l’Algérie en utilisant un procédé et un lexique indigne de son statut littéraire.  Si les Marocains avaient eu la liberté de choisir entre lui d’un côté, et Abraham Serfaty et Abdellatif Laâbi de l’autre, ils n’auraient pas hésité un seul instant. Serfaty et Laâbi, les vrais porte-paroles de l’âme marocaine ont su, à une certaine époque, dénoncer les fourberies d’un absolutisme marocain  hanté et traqué par le fantôme d’Abdelkrim El Khettabi, et ouvrir les yeux du monde sur les souffrances des « morts-vivants » de Tazmamart, le bagne de triste mémoire. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui des amuseurs du roi aux têtes baissées.

Mohamed Mebarki

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