Route de Hjar-Eddis : Sidi-Amar

Des étalages de fortune rasés

05 Mar 2016
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Les bordures de la route reliant la localité d’Oued-Zied,  jouxtant la R.N 44,  à la ville de Sidi Amar  en passant par Hjar Eddis, qui étaient infestées des années durant par le commerce illicite, relèvent aujourd’hui d’un vieux souvenir. En effet, les dizaines d’étalages de fortune, qui donnaient une image des plus affreuses, à une région déjà infestée par les émanations nauséabondes de la décharge communale Barka-Zergua, ont été totalement rasées à la grande satisfaction des habitants. Ces commerces informels, proposaient autrefois, a-t-on constaté sur place, différents produits qui échappent à tout contrôle,  entre autres, des viandes rouge et blanche, des fruits et des légumes, des produits alimentaires et de la construction (ferraille et bois)  et autres pièces de rechange pour véhicules. En outre, cette voie de circulation et ses environs immédiats, très prisés, qui croulaient sous les ordures, ont été ciblés par une large opération d’assainissement, pour laquelle d’importants moyens, humains et matériels, ont été mobilisés. Si la route et ses environs ont été assainis, ce n’est pas le cas malheureusement pour les cités urbaines, aussi bien celles relevant de la daïra d’El Bouni que celles dépendant d’El-Hadjar.  L’image qu’elles renvoient en général est celle d’une ville qui se laisse aller et que ses élus ont négligée et abandonnée. En effet presque tous les quartiers  sont envahis par les ordures de toutes sortes, malgré un récent.  Au niveau de certaines cités, c’est un amoncellement de détritus et autres déjections qui trônent narguant les passants qui se dépêchent de quitter les lieux. Au milieu des habitations, les terrains censés être des espaces verts et des aires de jeux pour enfants se sont transformés au fil des ans en véritables dépotoirs. Là, des nuées de mouches, de moustiques et autres bestioles se repaissent tranquillement avant de pénétrer dans les appartements tout près. Sachets en plastique pris dans les mauvaises herbes, papiers, boîtes de conserves, bouteilles et cartons traînent un peu partout, voire même des eaux usées qui débordent des caves sur la chaussée sans que cela ne dérange personne, des odeurs nauséabondes qui se dégagent des bouches d’égouts des centaines de sachets qui tournoient dans le ciel à la moindre brise et de la poussière qui enveloppe tout. On fait comme si de rien n’était et on continue son chemin faisant semblant  de ne pas voir. Devant cette situation, pratiquement tout au long de cette issue, l’on assiste à des extensions sauvages des propriétaires d’habitations qui ont squatté d’importantes assiettes de terrains avoisinants.  

B. Salah-Eddine 

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