Le gramme de cocaïne cédé à plus d’un million

Les Lauriers Roses ou le sanctuaire de la drogue dure

09 Fév 2016
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Réceptacle de tous les maux de la société le quartier Didouche Mourad (Ex-Lauriers Roses), au cœur de Annaba, s’enlaidit chaque jour un peu plus pour se forger une sinistre réputation de plaque tournante de trafics de stupéfiants. Aujourd’hui, il est devenu tout simplement une «cité-cage», polluée, sale, stressante et lugubre. Par la force des choses, le kif traité et autres psychotropes sont devenus une drogue « douce » permise à toutes les catégories des habitants de cette cité. Une cité, à laquelle on vient se greffer des constructions illicites en dur qui ressemblent à une mégapole mal habitée où les fléaux sociaux sont effarants. Un environnement qui a engendré, au désarroi des chefs de familles, un trafic de la drogue qui est passé de douce en dure et dont les « parrains » restent difficiles même à identifier, révèlent des enfants de ce quartier. A Annaba, ce milieu propre à cette cité urbaine, l’on appelle le « triangle du cartel », à savoir CRS, bâtiments Carré et Chouk. C’est un haut lieu de trafic de stupéfiants, où les toxicomanes et autres dealers effectuent leurs transactions sans gêne au vu et au su de tout le monde.  Des enfants qui sont nés et ont grandi en ces lieux et qui ont préféré garder l’anonymat, affirment que la drogue dure circule de plus en plus dans leur quartier. Il s’agit de la cocaïne, dont le gramme est cédé à 12.000 DA, précise-t-il. Une malédiction qui, pour de nombreux parents, a rendu ce quartier infréquentable. Autant le dire tout de suite, « au fil des jours, une situation dangereuse en matière de trafic de drogue  prend de plus en plus d’ampleur au niveau du quartier des Lauriers Roses. C’est une véritable hydre tentaculaire qui prend forme. En effet, l’on assiste à une filière de narcotrafiquants, dont le comportement et l’organisation sont dignes d’une secte aguerrie. Pis encore, des jeunes mineurs sont utilisés dans cet effrayant engrenage. Et les responsables  (parents ou autorités) ont leur  part de responsabilité, oubliant d’accompagner ses anges aux mains sales dès leur plus jeune âge. Les services concernés doivent mettre un terme à cette calamité humaine, » dénoncent les pères de familles des Lauriers roses.  Cependant, révèlent nos sources, pour le moment cette drogue est destinée à une certaine frange de la société, principalement aux jeunes de familles aisées et pleines-aux-as. Aux yeux des locataires, le trafic des drogues constitue une menace pour la sécurité et engendre la violence urbaine. Ils signalent qu’ils assistent ces dernières années à une transformation tant des représentations que des pratiques sociales liées au trafic de stupéfiants.

B. Salah-Eddine 

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