Violences contre les corps médical et paramédical

CHU Ibn Rochd, un cas d’urgence

16 Jan 2016
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La journée de jeudi dernier a été un énième épisode des risques auxquels sont exposés les soignants du Service des urgences chirurgicales à l’hôpital «Ibn Rochd». Une porte de verre au sein de ce service a été cassée par un accompagnateur de malade n’ayant pas apprécié le délai d’attente imposé par le nombre important des consultants. Dans la même journée, un autre usager, dans un accès de colère, s’en est pris au négatoscope de la salle de consultation de traumatologie ce qui a entraîné un état d’alerte dans le service. D’autres incidents ont été enregistrés dans cet endroit connu pour son ambiance hostile à toute activité sereine. «C’est pratiquement le cas tous les jours notamment avec la présence de personnes en détention d’armes blanches et qui n’hésitent pas à s’en servir dès que l’occasion se présente », déplore une médecin stagiaire, présente sur les lieux. L’affectation d’un groupe de policiers permanent dans cette structure, s’il a amélioré la sécurité, n’a pas mis fin aux incartades des usagers et de leurs accompagnateurs. D’où l’appel du corps soignant à revoir le système de gestion du service et à étudier sa mise à niveau selon les critères mondiales imposant l’instauration d’un poste de tri des cas. « Le service des urgences devrait être consacré exclusivement aux cas urgents. Or, notre expérience aussi bien aux Urgences médicales que chirurgicales a montré que les malades se présentent pour toutes sortes de problèmes », souligne un maître-assistant d’un service chirurgical. Ainsi, ce serait au poste de tri, actuellement inexistant dans nos structures, de procéder pour garder ou à orienter les usagers vers les services répondant le mieux à leurs préoccupations. «Des cas nécessitant un suivi devraient être vus en ambulatoire. C’est bel et bien la vocation des services de consultation à Loussafna, 8 mai 1945, Ibn Sina ainsi que d’autres», ajoute notre interlocuteur. En attendant que la tutelle se penche sur le problème, les pavillons d’urgence continuent à souffrir du laisser-aller au grand dam des patients, les premiers à payer les pots cassés. 

Zarrougui Abdelhak

 

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