Formation du nouveau Gouvernement

Les ministres régaliens garderont-ils leurs postes ?

06 Juil 2021
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Presque une semaine après la désignation surprise d'Abderrahmane Aymène comme Premier ministre, son gouvernement n’est toujours pas encore formé, alors que le président Tebboune avait pourtant parlé de « délai le plus court », sans fixer de date buttoir. Ce retard, si tant est qu’il en est, signifie-t-il que les consultations qu’il était chargées, par le président de la République, de poursuivre avec différents partenaires coincent ? Il est vrai que la mission du successeur de Djerad n’est pas aisée, dès lors qu’il s’agit de devoir « caser » plusieurs postulants dans un cabinet que le président Tebboune a souhaité « ramassé », compte tenu de la situation financière du pays qui exige des économies, y compris dans le fonctionnement de l’Etat. En effet, tous les partis qui ont fait allégeance au président Tebboune, en se proposant de lui servir de majorité parlementaire sont en droit d’attendre un retour d’ascenseur sous la forme de maroquins ministériels. Et, pour le coup, ils sont nombreux et difficiles à satisfaire : FLN, Indépendants, RND, El Moustakbel, El Bilad, sans compter les personnalités de la société civile que le président veut voir figurer dans le nouvel exécutif. En fait l’équation, pour Aymène Benabderahmane, consiste à satisfaire beaucoup, d’appétits avec des offres de postes limitées ; ce qui est de nature à générer des frustrations, voire même des crispations. Le casting sera d’autant plus restreint que les ministères régaliens devraient vraisemblablement garder leurs titulaires, issus du dernier gouvernement Djerrad. Avant-hier, lors de la cérémonie de remise des grades de promotion aux militaires, au Palais du peuple, les observateurs n’ont pas manqué de relever la présence au premier rang des invités, de Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères, Kamel Beldjoud, ministre de l’Intérieur et Belkacem Zeghmati.   Une présence qui signifie très probablement que leur maintien est assuré dans le futur Gouvernement, d’autant qu’il s’agit de ministres de la souveraineté qui relèvent des prérogatives régaliennes du président de la République. Sans doute qu’on considère en haut lieu qu’ils ont fait le job, surtout pour   les Affaires étrangères qui requièrent une stabilité dans le suivi des dossiers dans un environnement géopolitique en proie à des soubresauts. En attendant l’annonce de son gouvernement, Aymène Benabderahmane a profité des cérémonies commémoratives de l’indépendance pour multiplier les apparences publiques et se donner ainsi plus de visibilité médiatique pour quelqu’un jusque-là discret. Hier, il s’est même fendu d’un message au peuple algérien pour dire que « l’Algérie a besoin de ses filles et ses fils pour achever le processus de redressement du pays », ajoutant que « nous sommes animés par une volonté de fer pour concrétiser le programme du président Tebboune afin d’aller vers l’Algérie nouvelle »

H.Khellifi.

Dernière modification le lundi, 05 juillet 2021 20:24
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