Prise en charge du diabète juvénile

Une spécialiste tire la sonnette d’alarme

13 Jan 2019
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Invitée de l’émission « docteur M », la diabétologue Aïcha Naïli, membre du premier et seul centre en Algérie dédié à la prise en charge de l’enfant atteint de diabète, tire la sonnette d’alarme et met en garde contre la propagation du diabète juvénile, en l’absence d’une politique conséquente destinée à l’évolution de cette maladie en pandémie. Selon cette endocrinologue, diabétologue et membre du centre de l’enfant diabétique, la situation en Algérie est alarmante, et le nombre des enfants atteints de diabète est en nette augmentation. Selon elle, 30 ‰ des enfants sont atteints de diabète du type1. « À Alger comme à Oran, des registres de recensement du diabète ont été ouverts et jusque-là les chiffres sont alarmants. Cette pathologie devient un problème de santé publique, elle avance de manière phénoménale et il faut absolument agir pour connaitre ses causes », insiste-t-elle. « L’enfant peut être atteint de  deux types de diabète. Le diabète de type2 signifie que l’insuline chez l’enfant fait mal son travail, ce dernier est mis sous traitement pour améliorer l’action de l’insuline. Quant au diabète de type 1, plus fréquent chez l’enfant, il signifie que le corps de l’enfant et son pancréas ne sécrètent plus d’insuline, détaille Dr Aïcha Naïli, qui ne manque pas d’insister sur l’insuffisance de la prise en charge. « Beaucoup de familles dont l’enfant était atteint de diabète étaient en détresse. Les parents ne savaient pas à qui s’adresser pour soigner leurs enfants. Cette maladie est un chamboulement dans la vie d’une famille. C’est pourquoi nous avons créé ce centre qui dispense des consultations médicales spécialisées et l’accompagnement des familles », souligne-t-elle. À propos des causes du diabète de type 1, la spécialiste précise que les recherches dans le monde n’ont pas encore pas encore abouti. Elle souligne dans le même contexte que le diabète de type 2 est souvent associé à la sédentarité, l’hérédité ou encore l’alimentation. « Ces facteurs ne sont pas forcément ceux du diabète de type 1 », ajoute-t-elle. « Parmi mes patients, j’ai des familles qui n’ont jamais eu de diabète et pourtant un de leurs enfants souffre de cette pathologie. J’ai même des jumeaux l’un est atteint de diabète de type 1 et l’autre non. C’est dire à quel point cette pathologie peut être multifactorielle », soutient-elle. Selon elle, le dosage d’anticorps dans le traitement du diabète du type1 chez l’enfant révèle que le corps attaque les cellules du pancréas qui sécrètent de l’insuline. Ce dérèglement du système immunologique est donc une cause de cette maladie, selon la diabétologue. Elle attire également l’attention sur l’hygiène de vie qui peut également être un facteur important dans cette pathologie auto-immune.

M M.

Dernière modification le samedi, 12 janvier 2019 19:35
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