Skikda: APC                             

Les carences pointées du doigt

23 Nov 2019
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Ce  n’est un secret pour personne, l‘ APC de Skikda cultive par un étrange paradoxe son estampillage au hirak des espoirs pour qu’elle soit maintenue dans le giron de l’hôtel de ville. Entre les convulsions de l’inquiétude et le carcan moralisateur de ceux qui mangent à tous les râteliers, elle est, cependant convaincue, qu’elle est loin de répondre aux préoccupations des citoyens. Elle ne fait pas non plus son mea culpa   bien qu’elle se tire tant de balles dans le pied en faisant abstraction  à tant de ragots déplaisants en sa faveur. Adieu résolution, adieu projets, adieu programme, adieu cadre de vie, adieu mesure prophylactique et délibération. Désormais, cette Apc ne sait plus intervenir sur quoi que ce soit. Cette maladie, au fil du temps, s’est  transformée en mal chronique qui ne guérit pas au grand dam de la population, déçue par le processus de mauvaise gestion communale du maire frôlant carrément l’abîme.  Dernière de la classe en matière d’hygiène, dernière de la classe en matière de la mise en conformité des constructions, dernière de la classe en matière d’aménagement et de réaménagement de la ville, dernière de la classe en matière d’espaces verts, le cadre de vie et le mutisme envers ses habitants. Situation d’abandon de certains établissements scolaires du primaire en matière de chauffage en hiver, et climatiseurs en été. Situation d’abandon dans l’aménagement des routes et des chaussées, voire d’autres récurrents problèmes de l’éclairage publics dans les cités basses de la ville mais aussi Ben M’hidi qui manque de tout. Situation d’abandon dans les opérations de prise en charge des fuites d’eaux usées se déversant quasiment sur toute la région de la commune qui s’impose comme un leitmotiv aux locataires de l’hôtel de ville. Certaines associations ont sonné le tocsin à cet endroit, tant et si bien  que M. le maire actuel, demeure sourd à cet appel sous forme de S.O.S. Situation d’abandon des cimetières qui se délitent à vue d’œil. Là encore, l‘APC manque de tonus, de punch et de respect pour nos frères, sœurs, pères, mères, enfin tous nos aïeux qui nous ont regrettablement quittés. On s’arrête là, car ce n’est que la partie visible de l‘iceberg pour laquelle un appel urgent des citoyens, voire des associations ont tenu, mordicus, à se rassembler devant l’hôtel de ville le mardi 03 septembre 2019 pour signifier au maire son départ conséquemment à sa mauvaise gestion. Même l’ossature des élus a été prise à partie. Cette exclusive responsabilité reprochée au corps des élus tout entier a, sur le champ, était ratatinée. La confiance entre les édiles à tire larigot et les citoyens qui en avaient trop sur la patate, était rompue. Pour les uns, les tares et les carences perpétues par l‘APC n’étaient autre qu’une cinglante réplique adressée au maire à travers les réseaux sociaux et, sur le terrain communal proprement dit. Les autres, c’est-à-dire la composante municipale, étaient sur la défensive en accusant untel, et la courageuse association SOS d’être derrière tout ce méli mélo.  De ténébreuses interférences s’ensuivirent, et le calme reprend le dessus grâce à l’intervention d’un important dispositif des services de sécurité. Les manifestants se sont engagés à revenir prochainement sur le terrain pour demander, à jet continu, le départ du maire et avec un exercice communal qui s’est malheureusement réduit à aller dans le mur. De source fiable, l’on apprendra que le nouveau wali, Aissa Raoura, envisage de rétablir la confiance, comme courroie de transmission, dans la gestion des affaires de la commune et ses administrés. Il envisage également d’installer une cellule d’écoute en menaçant d’agir sur le «négativisme» qui sera observé chez certains responsables de l’administration locale et des élus ciblés par la colère citoyenne qui accuse à travers un constat accablant la gestion aléatoire de l’hôtel de ville. Sachant que le landerneau social se trouve à la merci d’un déficit chronique en besoins urgents, il invite ses collaborateurs de l’exécutif à s’astreindre à des normes et démarches cohérentes et performantes dans une wilaya où l’obligation du résultat positif est plus que jamais nécessaire.   

R. Oudjani  

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