Skikda

La corporation des menuiseries industrielles dans la tourmente

12 Oct 2017
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La corporation des menuisiers bat de l’aile. Elle traverse une période de vaches maigres. Elle est consciente de la crise qui la frappe de plein fouet, mais tout autant des impasses dans la pénurie du bois et du manque latent de plan de charges qui pourrait bien signer son suicide économique à l’heure où les sociétés chinoises de l’immobilier ont pratiquement confisquées tous les marchés les mettant ainsi au pain sec et à l’eau. Les folies spéculatives des marchés à l’endroit des Asiatiques ne forment même pas une chaine d’assistance dans la sous-traitance de la boiserie a qui logiquement elle lui revient de droit. Avec l’aide et le soutien ostentatoire d’un ex- directeur de l’OPGI, les entreprises chinoises ont tout raflé à son détriment, étant donné qu’elle  a été brutalement isolée, tracassée, voire condamnée à mort avec une inconscience suicidaire qui lui a fait toucher le fond abyssal. Tout ce qui lui restait d’espoir s’est envolé comme feuilles mortes.  Sous l’égide de son patronat, des rencontres furent organisées. C’était l’occasion pour les participants de tirer la sonnette d’alarme sur ce cas accablant où beaucoup parmi eux n’arrivent plus à joindre les deux bouts tandis que d’autres ont mis tout simplement la clé sous le paillasson, mettant ainsi au chômage des dizaines d’ouvriers, pères de familles pour la plupart, mais aussi un grand nombre d’apprentis. Dans l’une de ses premières visites à Skikda, M. Sellal fraichement nommé à la tête du gouvernement a, devant un auditoire qui a fait le plein à la salle de conférences du palais de la culture, donné toute sa cohérence au marché national. Il avait même étonné les opérateurs économiques de la menuiserie qu’il avait en face de lui, faisant intervenir le  représentant du patronat dans la wilaya de Skikda. Ce dernier a éclairé la lanterne du Premier ministre de l’époque  sur la  malheureuse situation de ce  cas d’espèce. Il lui a fait un état des lieux  qui frise une crise due à la politique des deux poids, deux mesures. Dans sa réponse, il leur a annoncé  qu’il présidera une réunion dans les prochains jours pour tirer au clair ce problème englué dans la quadrature du cercle. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, et la situation des menuisiers est restée au ras des pâquerettes. Le poids des opérateurs économiques de la menuiserie industrielle est sous- estimé par les collectivités locales. Ils sont le versant punitif de l’OPGI, voire d’autres sociétés du bâtiment comme par exemple l‘ EPLF. Vestige délabré d’un passé bien portant où tout le monde avait son  ordre de service  selon la norme du marché décroché pour la réalisation des portes et fenêtres des bâtiments érigés çà et là. Aujourd’hui, ils ne peuvent même pas bénéficier des agréments du passé. Les temps sont durs, et le prix du fardeau de bois a flambé. Il coûtait 17 millions de centimes. Aujourd’hui ,il est cédé  à 35 millions de centimes. Un bois rouge de 2ème choix revendu  par les  trabendistes locaux. Un matériau qui entre dans la fabrication de portes, fenêtres , ameublement etc. L’ ex -Sonacob, n’a plus le monopole de la libre importation à l’heure où le plan d’action de Ouyahia met un terme à l’importation anarchique et parasitaire au détriment de la production nationale de qualité. C’est ce qui explique, peut être, que son dernier import de bateau de bois qui remonte à plus de vingt jours fut rapidement distribué à six wilaya jugé, cependant, insuffisant par la corporation des menuisiers, lesquels se retrouvent désorientés. Avec plus de 400 ateliers de menuiseries répartis à travers les 37 communes de la wilaya, et qui plus est, n’ont pas bénéficié du programme de 1 million de logements  du président de la république, voire de 2 millions complémentaires, M. El Assassa Rachid, déplore l’absence de mesures d’aide et d’encouragement à leur endroit. Il souhaite devant toute l’assistance du patronat réunie la semaine écoulée, une révision des textes de lois sur les marchés régissant cette activité. Dans ce registre, on saura  qu’une rencontre est prévue dans les jours à venir avec le wali de Skikda.

R. Oudjani

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