Skikda

La gestion communale décriée

16 Juil 2017
340 fois

«La belle Russicade n’a pas fini de manger son pain noir, son quotidien étant ponctué par les  dénis de droits et la hogra orchestrés par un certain monde des affaires dont les alliés sont souvent ceux mandatés ou élus dans les démarches.» Cette phrase est devenue un véritable credo dans les discussions des habitants, lorsqu’il s’agit de parler de la difficulté à enterrer leurs morts ou mener leurs famille durant le week end dans un lieu sécurisé, pas trop éloigné et propre. Dans les deux cas, certains membres de la société civile qui ont requis l’anonymat ont lors de leur passage en nos bureaux démontré journal officiel et documents en main un lien contradictoire et discrétionnaire dans l’attribution de certains terrains d’assiettes attribués à des promoteurs immobiliers selon la loi 84-12 du 23 juin 1984 portant régime général des forêts. Cependant lorsqu’il s’agit d’une demande en faveur de la population cette même loi est appliquée avec rigueur. Pour exemple, depuis 2000, la commune de Skikda était à la recherche d’un terrain pour ouvrir un nouveau cimetière car ceux de Zefzef et El  Kobia étaient saturés,  et à chaque fois les membres de l’exécutif habilités lui opposaient  ladite loi, pour rejeter la demande arguant que seule une décision ministérielle pourrait changer la situation. Selon certaines sources, le problème aurait trouvé une solution en . . . 2016, il ne resterait que les travaux d’aménagement. Par contre, lorsqu’il s’agit des intérêts d’affairistes, le citoyen est spolié et les lois deviennent muettes, en effet, nous nous étions fait l’écho de la fermeture par l’APC de Skikda de la forêt récréative et ce au travers d’une délibération annulant les crédits budgétaires alloués à sa réhabilitation (document en notre possession) la manœuvre du Président de l’APC étant de laisser les lieux vides en faveur de projets immobiliers. Cependant les membres de la société civile cités plus haut reprennent «La nature juridique de la forêt récréative tombe sous le coup de la loi 84-12 du 23 juin 1984  et notamment en ses articles 2, 7 alinéa 03, 10, 14 qui stipule» Le domaine forestier national inaliénable, imprescriptible et insaisissable» et 18 qui relève « Aucun défrichement ne peut avoir lieu sans autorisation préalable délivré par le ministre charge des forêts après avis des collectivités locales concernées et après reconnaissance des lieux « et enfin l’article 41 qui en son alinéa 03 souligne : Forêts et autres formations forestières destinés spécialement à la protection des raretés et des beautés naturelles, à la récréation et détente en milieux naturels . . . sont classées. A noter dans le cadre de cette loi, la forêt récréative, selon des juristes, remplit toutes les conditions pour bénéficier de la Protection par cette loi parce-que concédée en tant que telle par la direction des forêts de la wilaya de Skikda en février 1984 malgré qu’une partie soit patrimoine privé de l’Etat concédé. Outre cela, certains décideurs omettent à dessein ou non l’histoire de la région qui recèle des richesses archéologiques énormes cela jusqu’à Béni Melek et Sidi Ahmed comme nous l’on rapporté les anciens, qui se dispersaient dans les forêts avoisinantes à la recherche de pièces anciennes qu’ils vendaient aux Français pour s’acheter quelques gourmandises ou se payer une séance de cinéma sans oublier que la route supérieure de Stora proche des lieux, est une œuvre romaine qui avec la ‘’voûte romaine ‘’ de Stora  attendent  que la direction de la Culture s’intéresse à leur restauration. Pour conclure la question récurrente est posée par les habitants : «Pourquoi les lois existent si elles ne sont pas appliquées?» Les juristes et la société civile seront-ils ‘’déboutés ‘’ dans cette affaire par les responsables locaux.

M.O

Évaluer cet élément
(1 Vote)

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85