Ecritures féminines algériennes, 1999 – 2019

Entre le sang et le jasmin (II, suite et fin)

15 Avr 2019
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Les figures féminines majoritaires du  recueil de nouvelles Un ciel trop bleu de Rachida Titah (Ed. de l’Aube, 1998) vivent l’enfer du terrorisme sur les lieux de leur intimité.  Cœur palpitant d’une petite fille qui, dans Un Ciel trop bleu, nouvelle d’ouverture qui donne son titre au recueil, est enivrée par le bleu intense d’une portion du ciel et de mer qu’elle ne cesse, des heures durant, d’admirer de sa fenêtre tandis que le poste de télévision diffuse des scènes de carnage. Impatiente d’accompagner sa mère pour les emplettes journalières et d’aller à la rencontre de son bonheur bleu, c’est l’horreur d’un attentat qui ensanglante son ciel. Sous le corps déchiqueté de sa mère, elle implore : « Maman... sors-moi de la télévision...Que Dieu te garde à moi ! ». L’impact psychologique des scènes d’horreur diffusées à l’écran sur l’imaginaire de l’enfant est, dans cette nouvelle aux contrastes aigus, confronté aux mêmes cauchemars dans la réalité sécuritaire. Des mères qui enfantent des monstres ? Dans une autre nouvelle du recueil Le Cri de la mère, la mort du fils unique embrigadé par l’idéologie islamiste, abattu dans un barrage militaire alors qu’il transportait une bombe, bouleverse la vie et les certitudes de la mère qui fondait tous ses espoirs sur son enfant. Depuis la nouvelle tragique, elle s’enferme dans un mutisme suicidaire, remonte le cours tranquille de son existence, se remémore les joies et les sacrifices consentis à son foyer. Les années passent et elle devient amnésique : « Est-ce bien mon enfant ? », semble-t-elle dire dans ses cris de douleur et du dernier soupir de son agonie : « Son appel s’éleva au-dessus des maisons, survola les ruelles et les rues, s’étira pour s’éteindre, enfin, au-dessus d’une tombe qu’elle n’avait jamais vue… ». Elle est la mère de l’enfant et non du terroriste. Un autre nouvelle du même recueil, Définitive séparation, s’inspire des assassinats d’intellectuels par la junte intégriste pour dresser un portrait intimiste d’une épouse qui, dans sa jeunesse, a secrètement aimé un « garçon à l’écharpe rouge » devenu homme instruit, cadre de la Nation et qu’elle revoit bien des années plus tard dans un débat télévisé. Elle en tire une indicible fierté, mêlée à un amour nostalgique de ses années d’adolescence à l’université qu’elle a gardées enfouies en son for intérieur jusqu’au jour, où, scène principale de ce récit, elle apprend son assassinat à la radio : « Elle écoutait distraitement tout en repassant du linge. L’animateur n’en finissait pas d’énumérer les diverses activités de l’homme célèbre et, pour finir, il précisa que ce dernier avait reçu trois balles dans la tête le matin même devant son domicile à Alger… ». Mort symbolique, cette fois, dans un portrait d’une mère dans la nouvelle intitulée La Gifle. Veuve, elle est insultée par sa propre fille unique que la pernicieuse idéologie islamiste, ayant germé à l’université, a transformé en une silhouette « enveloppée d’épaisses étoffes noires ». La maman ne comprend pas les discours enflammés de sa propre fille chargés d’anathèmes contre sa tenue vestimentaire et rudimentaire et contre sa culture hagiographique. L’ignorance dont elle voulait la soustraire par l’instruction et le savoir s’est pervertie en inquisition, en terrible haine filiale : « La haine nue, les malédictions, les accusations de déviations graves (...) par cette femme soudain étrangère, soudain ennemie (...) ». Pour la première fois de sa vie, de guerre lasse, la mère s’insurge « se lève et (...) d’un geste violent, soufflette son enfant... ». Ce recueil de Rachida Titah est une transcription des identités de rechange de l’image algérienne au plus fort de ses malheurs, de ses blessures. Un ciel trop bleu a été remarqué par la critique pour sa maîtrise des règles narratives de la nouvelle : « J’écris dans cette image et c’est pourquoi mes nouvelles sont brèves car il me faut aller vite dans cette urgence… ». Dans son dernier roman Bab Errih (Ed. Paris-Méditerranée, 2004) au titre poétique, Ghania Hammadou écrit, comme un pianiste jouerait sur le grave, la douleur des mères qui ont enfanté les « monstres du maquis » qui viennent les égorger. C’est une totale négation du personnage sécurisant, emblématique de la Mère qui a, depuis un siècle d’écriture, joué le rôle de refuge, de langue, de généalogie et d’identité. De la même veine, le roman L’Albatros de Najia Abeer (Ed. Marsa, 2004) est le récit croisé de deux femmes qui luttent contre la déprime, chacune à sa manière. Tandis que Nedjma essaie de guérir de sa dépression dans des cliniques psychiatriques, Haoua, pleine de vie jusqu’à l’extrême exubérance, tombe dans les mailles de l’intégrisme et se vêt de noir. Maïssa Bey qui ne cesse d’explorer l’univers blessé de la sensibilité féminine, dans son roman Surtout ne te retourne pas (Ed. de L’Aube, 2005), a pour narratrice Wahida, une jeune fille amnésique qui arrive à Alger le jour du séisme de Boumerdès de 2003. Elle a fugué de la maison familiale et son père, préoccupé par sa carrière politique, monte un scénario public : officiellement, elle est enlevée par les terroristes. Quoi de mieux pour mobiliser ses électeurs ! Double choc pour Wahida. Elle ne reconnaît pas sa mère venue la chercher dans un camp de sinistrés du séisme de Boumerdès de 2003, sur lequel règne une certaine matrone Dadda Aïcha, la vieille qui n’ignore pas le drame de ses protégées recueillies sous sa tente. Dans le trou noir des violeurs Dans son roman d’effroi Nos Silences ( Ed. Elyzad, Tunis, 2009, Prix Senghor, 2010 ), Wahiba Khiari fait s’alterner deux voix narratrices de différentes générations, au cœur de la tragédie terroriste. Elles forent, chacune avec son « je » intime, les tréfonds d’elles-mêmes, par une écriture du moindre souffle de vie qui n’appartient désormais qu’aux « encore-vivants » tant l’identité du pays et de ses habitants n’est plus que d’apprivoiser la mort, neutraliser le corps, le jeter, l’oublier, s’en défaire pour n’exister que dans la tête, si elle n’est pas coupée ; survivre aux démons dans une sorte de profond coma afin de tout oublier au réveil. La première voix est celle de l’auteur-narratrice, professeur d’anglais dans un lycée, promise à une belle carrière. Mais, déjà, le glas sonne, funeste, sur le pays. Le mal en a souillé les racines, défait la trame du métier ancestral. La seconde voix est celle de l’une de ses élèves, une adolescente de seize ans, qui porte le voile pour conquérir la liberté d’étudier. Une complicité livresque, cachée, mais si forte et passionnée, se crée entre l’enseignante et l’élève qui dévore les livres qui poussent à penser, à réfléchir à un âge où l’on rêve du prince charmant. La jeune élève s’est battue contre sa famille, dans la campagne, pour continuer ses études. Une tante, providentielle, mariée sans enfants, lui offre le gît et le couvert en ville. Mais, dans cette ville où personne ne peut jurer d’être encore en vie le lendemain, le mari de la tante a été assassiné. La jeune fille quitte le lycée, regagne la maison familiale au village infesté d’ogres des mauvais contes, où les habitants retiennent leur souffle afin de mieux écouter le silence de la nuit duquel surgissent les bourreaux. Au lycée, on s’inquiète un temps de son absence mais combien d’absentes n’ont pas donné signe de vie en ces temps meurtriers ? La lycéenne disparue est d’abord évoquée par l’auteur-narratrice dans le cauchemar d’une scène d’horreur qui a décimé la bourgade de l’adolescente : « Cette tête qui bascule. Ces foulards qui glissent, ces cheveux qui s’éparpillent, ce cou fragile qu’on déshabille. Et le bruit de la lame sur cette chaîne en argent… ». La jeune fille a été enlevée par les ogres de la forêt, violée lors de « mariages éphémères, improvisés ». La victime ne raconte pas l’horreur dans son événement extérieur. Il est dans le souffle putride du bourreau, chaque jour différent contre son corps qu’elle veut dissocier d’elle-même. Ce n’est qu’un corps. Une féminité souillée qu’elle refuse car elle ne lui appartient plus. C’est elle, la lycéenne meurtrie, violée qui prend maintenant la parole dans un déchirement d’une écriture comprimée à l’extrême, étouffée, d’une brièveté et d’une densité émotionnelle insupportable : « Je pars. Je quitte mon corps. Je l’abandonne à mon bourreau, le sien mien. J’essaie de me dissocier de mon corps. C’est son affaire. Il n’avait qu’à être plus fort, il n’avait qu’à être mâle (…) Je bloque ma respiration pour ne pas sentir son odeur. Je souffle mais n’inspire pas. Je veux m’évanouir, perdre connaissance, ne lui laisser que le corps. Je réveille alors l’autre douleur, je repense à ma famille, je repasse les images et les cris. Je calme une douleur par une autre plus forte… ». Tandis que l’adolescente narratrice de l’Horreur neutralise son corps livré en pâture aux ogres de la forêt, l’auteur-narratrice quitte le pays mais son corps à elle est également soumis à d’autres douleurs physiques, une série d’opérations chirurgicales, comme autant d’ablations dues à l’angoisse, au déracinement douloureux et forcé, à la douloureuse pensée de la disparition de sa jeune et brillante élève violée dans les maquis terroristes : « Je suis fatiguée, j’ai peur de finir par étouffer avec elle dans ce trou à vermine que j’ai moi-même creusé. Je suis tout aussi coupable que ces hommes qui la violent ». Les deux voix-corps sont mutilées, dans le trou noir des violeurs et sur une table chirurgicale. Reste le corps textuel ? En est-il indemne ? : « Ecrire, c’est aussi entailler la chair pour tatouer l’indélébile mémoire », semble conclure l’auteure. Ces romans invitent le lecteur, non à voyager dans une histoire cadrée, mais à partager les mots insomniaques des personnages qui hurlent, bêtes sauvages au contact d’un monde où le suicide, le goût du sang, les têtes coupées, les lambeaux de chair emportés par les eaux jusque dans les demeures, les monceaux d’ossements, l’amnésie sont autant de miroirs qui reflètent la déchéance humaine. L’esthétique de ces romans a un goût syntaxique du macabre. Pour la première fois dans la littérature algérienne, les auteurs femmes se défendent de revendiquer un combat, une identité politique, de condamner l’Horreur ou de s’en offusquer. Les écrivaines font mieux. Elles sont dans la proximité du drame qu’elles narrent ; elles forcent, avec les mots puisés de mondes surnaturels ou infra – naturels, la réalité à devenir spectacle d’une prosopopée où tout se joue, dans tous les sens artistiques et dramatiques du terme. Les préoccupations esthétiques prévalent sur le thème. La période du témoignage est – elle finie ? Ce n’est pas sûr. Ce genre littéraire qualifié de « littérature de l’urgence » prend aujourd’hui de nouvelles formes et s’éloigne de plus en plus des pesanteurs idéologiques du discours politique. Une nouvelle forme de témoignage s’opère donc dans des structures romanesques originales. La référence dominante des récits reste le tourbillon de l’avenir, l’incertitude du sens à donner à une société désaxée, meurtrie, désarticulée et dont les référents culturels en fragments, éparpillés dans la mémoire collective, ressemblent à des météorites sans planète, voyageurs accidentels de l’espace... d’écriture. Le terrorisme et ses effets dévastateurs sur la vie quotidienne des Algériens reste fortement présent sous différentes métaphores ou supra- métaphores, convoquant des écrits de délire où plusieurs récits s’enchevêtrent dans un macro-récit, où les personnages sont flottants, vivent avec et dans la mort, se jouant d’elle, osant même rire de leur condition de « survivants ». Et, à la différence des descriptions des massacres terroristes ou des nouvelles d’assassinats décrits dans plusieurs romans de la décennie noire, c’est la présence des charniers hantant les personnages et le retour sur les fosses des Grands massacres restés ignorés ou minimisés au moment de l’hécatombe par le discours politique qui reviennent en force… La « femme Algérie » : objet d’écriture ou sujet politique ? Dans son essai au titre évocateur Ces voix qui m’assiègent : En marge de ma francophonie (Ed. Albin Michel, 1999), l’écrivaine académicienne Assia Djebar revendique la première autobiographie féminine du Maghreb en général et de l’Algérie en particulier, dans un contexte colonial, Histoire de ma vie de Fadhma Aït Mansour Amrouche (manuscrit datant d’août 1946), comme le premier acte de naissance du « je » féminin qui, n’ayant pu s’affirmer dans l’oralité qui l’a brimé, étouffé, la transgresse pour une scripturalité moderne et assumée. Pour l’auteure de Les enfants du nouveau monde (1962), l’écriture des femmes algériennes est née de ce jaillissement/éclatement du « je » de Fadhma, né comme par effraction, libérant corps et voix à une période où le corps est celui d’une bête de somme et la voix celle des mélopées exotiques et extatiques, qualifiées, longtemps, de « poésies anonymes », c’est à dire sans voix. Or, insiste Assia Djebar, Histoire de ma vie n’est pas qu’une simple autobiographie mais bien d’un texte qui rompt avec l’oralité groupale par ce qu’il recèle de plus intime à l’écrit. Kateb Yacine dans sa préface de l’œuvre unique de Fadhma souligne : « Il s’agit d’un défi aux bouches cousues : c’est la première fois qu’une femme d’Algérie ose écrire ce qu’elle a vécu, sans fausse pudeur, et sans détour… ». Ce « fruit de cactus », cette « bombe » au sens populaire algérien, a ses éclats dans le souffle romanesque et poétique qui a porté la littérature des femmes algériennes depuis la parution de Histoire de ma vie. Quelques vingt années après cette première autobiographie féminine signée et assumée, le roman où s’affirme la puissance d’un « je » féminin hors de l’autobiographie comme récit de vie intime, irrévérencieux, est, indéniablement, La grotte éclatée de Yamina Mechakra. Roman-poème, entre Histoire et Folie, sa narratrice pose un nouveau regard sur la participation de la femme algérienne, en tant qu’être historique et politique, sur la guerre de libération par laquelle elle ne peut reconquérir l’indépendance du pays, de la « Mère-patrie » sans conquérir sa propre liberté. L’auteure exprime, à l’instar de Aïcha Lemsine, Nadia Guendouz, Safia Kettou, la double aliénation de la femme algérienne : elle est victime du système colonial, au même titre que l’homme, mais plus encore, de la société traditionnelle, de ses us et coutumes. Comment se délivrer de la première pour retomber dans les pièges de la seconde? Mais, avant même qu’elle ne s’affirme dans ce « tangage des langages » selon l’expression d’Assia Djebar, les sujets féminins des romans « masculins », « Nedjma », « Le fils du pauvre », « La colline oubliée », la trilogie historique de Mohamed Dib où règne la brave Aïni avec son arme, la machine à coudre les mots, les romans-poèmes de Malek Haddad dont « Je t’offrirai une gazelle », sont égéries, des symboles féminins fantasmés, qu’il s’agisse de Nedjma, Aâzi, Aminata, Kemouma, enchainées, en dépit de la puissance esthétique qu’elles confèrent aux textes, par la souffrance et la résistance muettes qu’elles incarnent, dans un déterminisme historique et sociétal. Ce passage « d’objet d’écriture » à « sujet politique en devenir » selon l’universitaire Akila Kizzi, les écrivaines l’ont-elles réussi ? Assia Djebar a ouvert la voie et délivré la voix aux femmes par une œuvre en perpétuel « éclats » d’écritures. Les écrivaines, plus jeunes, et même venues sur le tard à l’écriture romanesque, comme Ahlem Mosteghanemi, Malika Mokeddem, Leila Merouane, Hawa Djabali, Nadjia Abeer, Fadhila M’Rabet, de la guerre de Libération à la décennie noire, s’investissent dans l’écriture « du corps à corps » dans une urgence de se dire dans la véhémence du propos et la levée des interdits refoulés. Si toutes écrivent à la première personne, c’est pour dire la difficulté de s’imposer par la « parole intime », sans pour autant que cette affirmation de soi, l’écrit l’universitaire Simone Rezzoug « verse dans le sentimentalisme ou le doucereux ». Leur univers du corps, du regard et, surtout de la parole, s’exprime dans une image plus libre, plus affirmée et plus autonome, au-delà des langues et des parcours d’écritures. « La femme Algérie » s’énonce, depuis Fadhma Aït Mansour Amrouche jusqu’à Assia Djebar dans le « je » de la dissidence et de l’irrévérence d’une Malika Mokaddem qui, exploitant, peut-être à outrance, l’image de la jeune fille fuyant son désert natal, l’image exotique des ancêtres de « tentes », s’affirme dans une écriture qui rompt les frontières, les cultures, les codes esthétiques, liant le désert et la mer, revendiquant la liberté dans ce « tangage des langages » d’amour et d’espaces. Djamila Zenir, Wahiba Khiari disent l’horreur vécue par les jeunes filles nubiles enlevées et violées par les terroristes de 1995 et rejetées, mauvaise conscience du drame, reniées par la société et leurs familles, comme la narratrice de Yamina Mechakra qui, après qu’elle a côtoyé la mort des combattants de 1954 dans la Grotte, vu son fils brûlé au Napalm, elle-même amputée, a été abandonnée le long d’une route en Tunisie, à la frontière algérienne. Quand bien même elle verserait dans la nostalgie de l’enfance, de ses lieux magiques et de ses imaginaires multipliés, l’écrivaine algérienne ne le fait pas pour le décor ou l’exotique, ni pour se réfugier, comme ses aïeules de l’oralité primitive, dans la complainte victimaire. Les blessures du passé colonial pour celles qui les ont vécues ressurgissent et se greffent à l’horreur de la décennie noire. Ainsi l’exprime Ahlam Mosteghanemi dans Mémoires de la chair (Ed. Albin Michel, 2002) où Cirta, la Cité antique adulée mais blessée se confond à Hayat - son personnage - qui porte en elle le deuil de ses proches et la douleur des amours défuntes, inscrites dans sa chair. Autant dire que leur écriture, c’est leur chair, chair de mémoire, des lieux du drame collectif et intime. Les personnages de Aïcha Lemsine sont des héroïnes de la guerre de Libération et dans le même temps, elles subissent le machisme des hommes, de leur frère d’armes. De fait, la femme algérienne qui écrit, ainsi la représente Aïcha Lemsine, se refuse aux tatouages : « Je ne suis pas un symbole. Ma seule activité consiste à écrire. Chacun de mes livres est un pas vers la compréhension de l'identité maghrébine, et une tentative d'entrer dans la modernité. Comme tous les écrivains, j'utilise ma culture et je rassemble plusieurs imaginaires… ».

Rachid Mokhtari

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