Patrimoine communal

La gestion laisse à désirer

27 Fév 2021
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La réunion tenue avant-hier au siège de l’APW de la cité administrative Daksi Abdeslem, sous la présidence du wali M. Sassi Ahmed Abdelhafid, pour l’examen de la gestion de l’APC du chef-lieu de wilaya, a permis de débusquer pas mal de lièvres, en ce sens que beaucoup de faits significatifs et importants, longtemps dissimulés, ont été mis en lumière, particulièrement dans le secteur de la gestion du patrimoine de la commune. Dans ce domaine précis, il a été découvert que sur les exercices des 4 dernières années (de 2017 à 2020), il y a eu un défaut de recouvrement de 74 milliards de centimes en matière de loyers, s’agissant principalement de locaux commerciaux. Au niveau du secteur de l’état-civil, des retards énormes dans l’établissement et le dépôt des registres d’Etat-Civil, notamment au secrétariat-greffe de la cours de justice, ont été enregistrés. Au service de l’urbanisme, les chiffres exhibés des cas d’établissement des contrats dans le cadre du dossier de renouvellement des chalets en amiante, ne correspondent pas. Ces trois dossiers ont été examinés dans la matinée. Cette réunion périodique qui concerne en premier lieu les membres de l’exécutif communal et les gestionnaires en somme, était destinée à connaître les problèmes qui empêchent un bon fonctionnement de l’administration communale, et de savoir pourquoi les projets de développement ne marchent pas et à quel niveau se situent les blocages. C’est ainsi que dès les premiers dossiers examinés, les faits relevés ont démontré que « les Ouyoub » (défauts) de la gestion communale, comme les a appelés le chef de l’exécutif de la wilaya, sont nombreux, et à certains égards absurdes. « Cela est indispensable car nous constatons chaque jour sur les pages des journaux que les citoyens font des remarques et critiquent à tout va les prestations de l’administration communale dans la conduite des affaires de la collectivité de base, de leurs affaires », a souligné M. Sassi. Pour donner un aperçu sur les insuffisances relevées par les différents rapports et lors des nombreuses inspections, la parole a été donnée au directeur de l’administration générale en l’invitant à présenter la situation au niveau de l’état civil, de la gestion du patrimoine communal et du service de l’urbanisme. Dès l’abord, il révéla que la dernière inspection effectuée dans le premier secteur a révélé l’énorme retard enregistré dans la tenue des registres d’état-civil, la confusion dans les missions confiées aux officiers et aux délégués désignés, les signatures des actes d’état-civil par le président de l’APC, leur répartition inégale d’un secteur à l’autre et plusieurs autres anomalies encore, jusqu’à l’insalubrité des lieux dont le manque d’étanchéité menace la santé des fonctionnaires et les registres d’état civil. Le déballage des « défauts » d’administration s’est poursuivi avec la gestion du patrimoine communal. Dans ce cadre, l’orateur a commencé par dire que jusqu’ici, les choses ont évolué mais timidement. Néanmoins, cela ne l’a pas empêché de faire valoir l’importante nécessité de changer de procédures de gestion sur ce créneau, en signalant que lors de l’examen des comptes administratifs, il a été constaté que 54 milliards de centimes n’ont pas été recouvrés à l’exercice 2019. Il a donné un exemple de mauvaise gestion en citant l’objectif de 2019, où il y avait une prévision de rentrée de 25 milliards de cts, mais en réalité, 5 milliards seulement ont été récupérés. Idem pour l’exercice 2020 où un montant de 20 milliards de centimes n’a pas été recouvré. Et de demander à la commune de changer carrément certaines procédures dans les contrats des locations des locaux, sachant que 1374 contrats n’ont pas été renouvelés. « Et ce défaut demeure inexpliqué », a-t-il dit, ajoutant que « les uns sur les autres, les montants non recouvrés se chiffrent à l’heure actuelle à 74 milliards de cts », et affirmant que cette situation a influé de façon directe sur le budget de la commune.

A. Mallem

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