Kherrata célèbre le 2e anniversaire du Hirak

Comme au premier jour

17 Fév 2021
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16 février 2019-16 février 2021. Deux ans déjà après la première flamme du mouvement populaire qui a éveillé l’espoir d’un changement démocratique en Algérie. La ville de Kherrata, dont le nom est resté collé à l’histoire de l’Algérie, perpétue sa tradition. Elle confirme à nouveau son statut. Elle a été, en effet, au rendez-vous, hier, pour rappeler que le Hirak « n’est pas fini ». Profitant du deuxième anniversaire du mouvement populaire pacifique, plusieurs milliers de personnes ont battu le pavé dans les rues de la ville, en dépit de l’interdiction de manifester en raison de la situation sanitaire. La mobilisation était importante. Des manifestants, venus des quatre coins du pays, se sont donnés rendez-vous à Kherrata, dès lundi soir. Une grande foule s’est rassemblée au niveau de la place publique de la ville dès le début de la soirée d’avant-hier. Des renforts de Hirakistes y sont arrivés dès hier matin. Et dès les premières heures de la matinée, tout était prêt pour une manifestation grandiose. Munis, comme durant les grandes marches hebdomadaires du Hirak, de drapeaux,  de banderoles, de pancartes, ils ont entamé alors l’action en reprenant les slogans phares du mouvement populaire. 

Forte présence des figures de l’opposition

La marche d’hier a été aussi marquée par la forte présence des figures de l’opposition et d’anciens détenus d’opinion. Parmi eux, il y avait Karim Tabbou, porte-parole de l’Union démocratique et sociale (UDS) et ancien détenu, Mohcine Belabbas, président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et Zoubida Assoul, avocate et présidente de l’Union pour le changement pour le progrès (UCP), Fethi Gharas, porte-parole du MDS. L’avocat Mustapha Bouchachi et d’autres membres du collectif de défense des détenus du Hirak étaient aussi présents dans la foule. Tout au long de la marche, les manifestants ont réclamé aussi la libération des détenus, dont le journaliste Khaled Drareni, le militant politique Rachid Nekkaz et l’activiste Barhim Laâlami. Les portraits de ces derniers ont été d’ailleurs brandis par les marcheurs qui ont martelé tout au long de la procession la revendication de leur libération. La manifestation a pris fin en début d’après-midi dans le calme. Et les participants sont repartis chez eux, tout en se donnant rendez-vous, pour lundi prochain, 22 février, pour la célébration nationale du mouvement et…plus si les conditions le permettent. En tout cas, la mobilisation d’hier démontre que les Algériens ne sont pas satisfaits et pensent toujours que les revendications du Hirak ne se sont toujours pas réalisées.

Samir Rabah

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