Médecins résidents

Les blouses blanches bravent l’interdit

13 Fév 2018
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Quelles que soient les interprétations que certains ne manqueront pas de lier à des ordres venus d’en haut, instruisant la police à laisser faire, il s’agit bel et bien d’une victoire symbolique que les blouses blanches vont essayer de rentabiliser politiquement et médiatiquement afin d’amener l’opinion publique à se solidariser davantage avec leurs revendications. Brandissant des banderoles à travers lesquelles ils réclament, entre autres, la suppression du caractère obligatoire du service civil, les médecins résidents se sont rassemblés devant le siège de l’Assemblée populaire nationale, avant de se diriger vers la Grande-Poste. Mais leur rassemblement n’a pas trop duré. Les forces de l’ordre, mobilisées en nombre, ont fini par les disperser. Certains d’entre eux ont été interpellés avant d’être relâchés. Beaucoup de manifestants ont été embarqués de force et acheminés vers la périphérie d’Alger. On parle de quelques blessés parmi les manifestants qui ont reçu des coups de matraques. Quoi qu’il en soit, ce fut une démonstration de force durant laquelle, les médecins résidents viennent de démontrer qu’ils ont du souffle et qu’ils ne comptent pas faire marche arrière tant que la tutelle n’aura pas répondu positivement à toutes leurs attentes. Pour le moment, ils estiment que rien n’est réglé, et qu’au bout du compte, tout ce que le ministère de la Santé leur a proposé, ne constitue qu’une partie des droits garantis par la loi.  «Nous avons demandé un système égalitaire de transferts dans les régions du pays en privilégiant la proximité avec la région d’où le médecin est issu», avaient-ils précisé, exprimant ainsi leur entière opposition quant à la réduction du nombre de zones concernées par le service civil de 67 à 20. Une décision annoncée il y a une semaine par le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui, qu’ils avaient qualifié, en son temps, de tentative de division et de diversion visant à « casser » le mouvement. Les quelques 15 000 diplômés en médecine générale et qui suivent une formation de spécialisation sont toujours en grève et boycottent les concours de fin d’études. Estimant que le ministère de la Santé ne leur a rien proposé de concret, ils se retournent aujourd’hui vers las hautes autorités du pays pour les alerter sur une situation pédagogique et professionnelle qualifiée d’insoutenable. En effet, pour la majorité de ces médecins résidents, il est intolérable qu’après des études de 10 ans au minimum, ils se trouvent assujettis à accomplir un service civil obligatoire qui pourrait durer jusqu’à quatre ans pour certains, en plus du service national. Entre eux et le ministère de la Santé, les positions paraissent irréconciliables, à moins que les députés des deux partis majoritaires de l’APN, le RND et le FLN en l’occurrence n’interviennent !

Mohamed Mebarki  

Dernière modification le lundi, 12 février 2018 20:13
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