Douze postulants ont déposé leur candidature à la présidentielle

Le Conseil constitutionnel face à ses responsabilités

06 Mar 2014
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C'est une brochette d'une douzaine de postulants, à la candidature pour la prochaine présidentielle, qui aura donc déposé ses dossiers à la fin du délai réglementaire mardi à minuit. Seul couac, le malheureux Rachid Nekkaz qui a dû renoncer à sa nationalité française pour tenter d'être président en Algérie n'a pas réussi à réunir les parrainages au prétexte que le fourgon transportant les précieux documents ait disparu ( ?) chemin faisant... Sinon, Bouteflika, Benflis, Louiza Hanoune, Moussa Touati, Faouzi Rebaine (Ahd 45) Abdelaziz Belaid (Front El Moustakbel), Ali Zeghdoud (Rassemblement algérien (RA), Mohamed Benhamou,  Mahfoud Adoul (parti Ennasr El-watani),  ou encore Mohamed Benhamou (Karama), Ali Benouari (ancien ministre), Sadek Temache et Abdelhakim Hamadi (indépendants) ont tous déposé leurs dossiers. Mais il n'est pas dit que les Algériens devront choisir leur président parmi cette douzaine de personnalités. Le Conseil constitutionnel présidée par Mourad Medelci devra en effet plancher durant dix jours à éplucher les dossiers des postulants et en extraire ceux qui ne remplissent pas les conditions requises. Le Conseil constitutionnel devra d'abord procéder au recomptage des signatures pour voir si les douze candidats ont véritablement réuni les 60.000 parrainages populaires exigés ou ceux des 600 élus. Sans doute qu'au moins cinq candidats devraient passer à la trappe. Pour cause, certains font exprès de déposer leurs dossiers même incomplets juste pour pouvoir poser solennellement devant les caméras au siège du Conseil constitutionnel. 

Quid du bulletin de santé de Bouteflika ?

Si ce problème ne devrait pas se poser pour les « poids lourds » de cette élection qui ont des appareils politiques derrière à l'instar de Bouteflika, Benflis, Louiza Hanoune voire même Rebaine et Belaid Abdelaziz, les autres ont dû peiner pour rassembler les paraphes. Cela étant dit, au-delà de l'arithmétique des signatures qui va forcément tamiser  les postulants à la candidature, il est surtout attendu du Conseil constitutionnel de statuer sur le bulletin de santé de Bouteflika. C'est en effet la grosse curiosité de cette épreuve en ce sens que la maladie du président aura plombé sa candidature jusqu'à la dernière minute. Il a certes déposé lui-même son dossier, mais les images ont montré un homme visiblement malade, à la voix éteinte qui ne semble pas  en mesure d'assumer les charges d'un chef d'Etat. Mourad Medelci qui a promis au candidat Ali Benflis de mettre tous les candidats au même pied d'égalité devant la loi, osera-t-il fourrer son nez dans le dosser médical de Bouteflika? Pour beaucoup d'Algériens, ce serait une révolution, compte tenu du fait qu'il doit son poste de président du Conseil constitutionnel à ...Bouteflika. L'institution joue en tout cas sa crédibilité même si elle est décriée depuis longtemps déjà. 

Hamid Merakchi

Dernière modification le mercredi, 05 mars 2014 19:33
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