Ils dépendront directement de la centrale syndicale

Kechichi et son équipe rejoignent Sidi Saïd

02 Jan 2014
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Est-ce le début de la fin du bras de fer entre le syndicat d’entreprise ArcelorMittal Algérie et l’Union locale UGTA. Tout porte à le croire si l’on se réfère aux derniers revirements de la centrale syndicale UGTA. Ainsi, et pour beaucoup de métallos, la dilemme de la représentativité syndicale est bel et bien finie au complexe sidérurgique d’El-Hadjar. Nous avons appris avant-hier, auprès de Daoud Kechichi, l’ex-porte-parole d’un syndicat qui se dit autonome du complexe, qu’il venait de rejoindre avec son équipe définitivement la centrale syndicale UGTA, au grand soulagement des travailleurs. Selon un procès verbal d’installation, dont une copie a été adressée à la rédaction, et dans le souci de la préservation de la pérennité du dialogue social et de la stabilité au sein du complexe sidérurgique d’El-Hadjar,  estiment les hauts responsables de la centrale UGTA,  il a été décidé la mise en place officiellement, à partir du 26 décembre dernier, du syndicat d’entreprise ArcelorMittal Algérie, avec comme Secrétaire Général, Daoud Kechichi.  « Ce syndicat ne dépendra plus ni de l’union locale, ni de l’union de wilaya de l’UGTA, mais directement de la centrale syndicale. » A tenu à signaler le nouveau S.G,  tout en affirmant qu’il a refusé un « cheque blanc » contre son départ.  Pour rappel, deux mois à peine après son installation le nouveau conseil syndical d’entreprise a subi les foudres de l’Union locale UGTA.  Conscient du danger qui menaçait son équipe, le secrétaire général du syndicat d’entreprise Kechichi Daoud avait donc lancé un appel aux salariés par lequel ils les alarment sur les desseins de certaines parties « agissant à leur profit exclusif, à l’intérieur et à l’extérieur du site d’El-Hadjar », qui visent à évincer toute personne qui oserait se mettre en travers de leur chemin. Par un communiqué, le Secrétaire général du syndicat n’avait pas  mâché ses mots pour dénoncer en termes sibyllins ceux qui tentent désespérément de « dégommer » quatre membres du bureau syndical, dont lui-même, et qui se sont vus opposer un niet catégorique de la part des représentants des 29 sections de l’entreprise. « Il est aberrant de constater que des retraités soient aux commandes d’une instance syndicale comme l’Union locale UGTA, d’autant plus qu’ils s’immiscent dans les affaires de gestion du complexe sidérurgique d’El Hadjar en attendant les milliards du plan de développement industriel du site. Nous sommes engagés dans la lutte contre la corruption et nous irons jusqu’au bout de nos convictions», avait dénoncé publiquement le SG. Selon lui, les personnes en question sont justement au nombre de ceux qui ont de tout temps profité de leur statut de syndicalistes pour spolier le fonds social de l’entreprise et pour passer des marchés douteux avec différents sous traitants, dont notamment des transporteurs. A ce propos, Kechichi Daoud affirmera que les choses ne se passeront plus comme avant et que les futures conventions seront accompagnées de cahiers de charges rigoureux et qu’elles devront obligatoirement se faire après des consultations légales et conformes au code des marchés publics. Ceci, en rappelant les acquis arrachés ces derniers jours au nom des travailleurs, c’est-à-dire les récentes augmentations de salaires, la révision de certaines primes, la réintégration des onze salariés licenciés et surtout le fait d’avoir entériné le pacte de stabilité sociale, qui met en place une gestion rationnelle et transparente du complexe sidérurgique. Et d’indiquer que ces « intrigants », qu’il ne cite pas nommément, du moins dans son écrit, mais qu’il désigne comme faisant partie de l’Union locale UGTA, n’ont jamais admis que la situation grave que vit le site d’El Hadjar soit prise en charge de manière patriotique et engagée par d’honnêtes représentants des travailleurs, qui se sont fixés comme objectif de défendre leur outil de travail et d’en assurer la pérennité. Ce syndicaliste se félicite de la signature du pacte de stabilité sociale et de la prochaine recapitalisation du partenariat au profit du groupe algérien Sider, qui donneront la possibilité au complexe de recourir en priorité aux entreprises nationales par les actions de sous-traitance, et de faire ainsi échec à toute velléité de corruption et de passe-droits. Depuis, le  bureau syndical d’entreprise a entrepris   de s’engager dans un bras de force contre ceux-ci en dénonçant à leur tour les membres de l’Union locale jugés non représentatifs auprès de l’Union de wilaya UGTA.  Une guerre qui a fini par donner des résultats « très probants… ». 

B. Salah-Eddine 

Dernière modification le mercredi, 01 janvier 2014 19:33
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