Volcan en irruption

13 Fév 2018
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Comme prédit par des observateurs, au moment des débats sur loi de finances en 2017, le front social est, tel un volcan, entré en irruption depuis des semaines. La grève des médecins résidents depuis plus d’un mois. Le Comité intersectoriel mis en place pour examiner les revendications n’ a pas fait long feu, constatant que sa marge de manœuvre ne lui permet guère de répondre aux revendications de CAMRA, notamment l’abrogation du service civil, la dispense du service militaire des résidents et la question salariale. Aujourd’hui un nouveau rassemblement national est prévu à l’hôpital Mustapha de la part de ces médecins qui ne veulent rien entendre. Petite consolation pour le ministre qui a réussi à dégoupiller la grève des paramédicaux tout en anticipant celle des médecins spécialistes de santé publique, en recevant en fin de semaine leur chef syndical, le Dr Yousfi. Mais la situation reste tendue dans le scteur de la santé. Le même climat dans l’Education avec des élèves otage d’un bras de fer entre le syndicat CNAPESTE et le ministère. Malgré deux semaines de perdues et le retard accumulé, ce syndicat persiste dans sa démarche. Signe de sa détermination, les sit-in prévus aujourd’hui devant les Directions de l’éducation, à travers toutes les wilayas, en réponse aux mesures coercitives prises par la ministre, notamment les ponctions sur salaires et les décisions de licenciement. Hier encore Messaoud Boudiba, porte- parole du CNAPESTE, plus que jamais offensif, accusait sur le plateau d’En Nahar « des responsables de chercher à faire durer la grève pour des fins inavouées que les jours finiront par révéler » Et pendant ce temps, des syndicats qui avaient signé la « charte de l’éthique et de la déontologie » animaient un point de presse pour avouer leur échec à convaincre le CNAPESTE de revenir à de meilleurs sentiments. C’est donc l’impasse dans ces deux secteurs, en attendant la journée de contestation nationale du 14 à laquelle avait appelé l’intersyndicale de l’administration. Le Premier ministre reste curieusement taiseux, préférant laisser les deux ministres concernés, Hasballaoui et Benghebrit se « débrouiller ». Se débrouiller en prônant le dialogue, mais avec une ligne rouge à ne pas franchir : pas question de céder sur la question de l’argent. « Le gouvernement qui a déjà bien du mal à faire face à la situation, n’a pas les moyens de répondre favorablement aux revendications salariales, car une concession aux médecins grévistes ou aux enseignants aura un effet boule de neige sur les autres secteurs qui sont à l’affût », explique l’économiste Mourad Preure.  A l’obstination syndicale, la fermeté gouvernementale, avec comme référence l’attitude du MDN face aux revendications des retraités de l’ANP qui semblent rentrés dans les rangs.

 H.Khellifi  

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