Echec

16 Juil 2017
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Comme il fallait bien s’y attendre, la session exceptionnelle du baccalauréat consacrée aux retardataires de la première session, a eu lieu avec des salles  parfois  vides et des surveillants arrachés à leurs vacances dégoûtés de découvrir que les retardataires sont finalement des absents invétérés qui ont dû s’inscrire en candidats libres pour d’autres considérations que celle de décrocher le BAC. Résultat des comptes : sur les 104.000 candidats attendus 75,66% n’ont pas pointé le premier jour et 85% ont zappé le deuxième jour.  A ce rythme le taux d’absentéisme risque d’atteindre les 95 % voire plus aux derniers jours des examens...C’est un échec retentissant d’une mesure destinée à ceux parmi les candidats qui n’ont pas pu être à l’heure lors de la session de juin. Ils étaient quelques milliers seulement et la sagesse aurait été de laisser rentrer ceux qui étaient en retard de quelques minutes et disqualifier les autres. Mais, à trop vouloir plaire à tout le monde et donner une seconde chance y compris à ceux qui ne la veulent pas, il a été décidé d’organiser une grosse session avec un bataillon de 104000 candidats. Sûrement que la majorité de ces inscrits a préféré aller bronzer au soleil au lieu de rejoindre les salles d’examen. Les pouvoirs publics ont essuyé un échec total dans ce BAC bis qui a été massivement boycotté, alors que des moyens énormes ont dû être mobilisés pour assurer un bon déroulement des épreuves avec en sus, une coupure de l’Internet et les désagréments causés aux citoyens. Les syndicats de l’Education qui ont mis en garde contre cette mesure irréfléchie, ne se sont pas empêchés de tirer à boulets rouges contre les pouvoirs publics.  «Le fiasco est sur le terrain. Trois enseignants pour la surveillance d’un seul élève dans une salle. 80.000 élèves absents, soit un taux de plus de 85% d’absentéisme, 4000 salles d’examens préparées et qui ne sont pas utilisées et 12.000 enseignants mobilisés, dont on a saboté leurs vacances, pour rien. C’est du gaspillage qui n’aurait pas dû avoir lieu », dénonce le porte-parole du syndicat Meziane Meriane qui aura vainement tenté de faire tendre raison aux autorités. Le porte-parole du Conseil des lycées d’Algérie (CLA) n’en pense pas moins. Pour M. Idir Achour, «C’est une catastrophe, 85% des élèves concernés n’ont pas rejoint les salles d’examens et plus de 60% des enseignants convoqués pour l’encadrement de ces épreuves n’ont pas répondu présents. Ceux qui ont pris cette décision assument leurs responsabilités ». En tout état de cause, et au-delà de la perte sèche en argent et en moyens mobilisés en ces temps de grosses chaleurs, mais aussi la prise en otage des enseignants, c’est cet examen  prestigieux  qui se voit discrédité à force d’être banalisé.  A sa décharge, Mme la ministre de l’Education Noria Benghebrit, a été catégoriquement contre l’organisation de cette session et a estimé que les retards et les absences ne sont pas justifiables.  

 Imane B

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