Barika

Mouvement de contestation des vendeurs d’eau

07 Mai 2013
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Des dizaines de vendeurs d’eau de la région sud-ouest de la wilaya de Batna, ont organisé un mouvement de contestation au niveau de Barika, principal centre urbain de cette région qui englobe plusieurs communes dont Bitam, Djezzar, M’Doukal, Ouled Ammar, Azil Abdelkader et Seggana. En effet et en signe de protestation contre le fait que les services étatiques leur interdisent de se garer dans divers espaces urbains pour servir les citoyens et vendre leur “marchandise”, les revendicateurs ont tenu à affirmer leur présence dans les circuits de la vie active, en indiquant, entre autres, que cette activité est leur seule source de revenus et qu’on les oblige de la sorte à s’acheminerdirectement vers le chômage forcé. Les premières étincelles causales de ce mécontentement collectif, sont relatives au fait que  des citoyens d’un quartier situé sur la  route menant vers Djezzar, ont déposé une plainte contre les vendeurs d’eau, les accusant de créer une situation anarchique et des problèmes à la communauté. Les services de sécurité ont réagi et ont chassé les vendeurs d’eau, leur signifiant d’arrêter de causer des embarras. Informés au sujet de ce mécontentement bruyant assez singulier, les responsables locaux ont reçus les représentants des manifestants pour essayer de trouver un compromis et une solution au problème dont lequel ils se débattent. Malgré le fait qu’ils travaillent en majorité dans l’informel, les vendeurs d’eau rendent de grands services à un nombre considérable de foyers vivant un peu partout à travers la wilaya de Batna et ailleurs. A cet effet et confrontés à des perturbations préjudiciables qui font en sorte que les robinets soient fréquemment à sec, des milliers de citoyens achètent le précieux liquide chez les vendeurs d’eau qui sillonnent les quartiers en difficulté à bord de leurs camions - citernes. Pour rappel, le phénomène de la vente de l’eau des sources a pris une grande ampleur ces deux dernières années, faisant en sorte que le nombre des “marchands d’eau” soit en perpétuelle augmentation. De simples indicateurs nous permettent de comprendre d’expliquer l’augmentation vertigineuse du nombre de marchands ambulants spécifiques qui trouvent largement en compte dans un créneau particulièrement lucratif. Pour un jerrican de 20 litres un citoyen débourse 60 dinars soit trois dinars le litre. Sachant qu’une citerne transporte jusqu’à 3000 livres, on imagine la portée lucrative de ce business passant en douceur dans le contexte socio-économique. Aucune limite de wilaya n’existe pour les vendeurs d’eau comme ceux de Souk Naamane et de Bir Chouhada, dans la wilaya d’Oum El Bouaghi qui approvisionnent une multitude de foyers de la région d’Aïn Yagout dans la wilaya de Batna. 

Nasreddine Bakha

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