Environnement

Les oiseaux migrateurs désertent la contrée

21 Avr 2013
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Le nombre d’ oiseaux migrateurs a considérablement chuté au niveau des zones humides de la wilaya de Batna en cette année 2013, où il a atteint à peine quelques centaines de sujets alors qu’à une époque donnée , il était de l’ordre de 20.000.Le changement climatique, les rares chutes de pluie ont eu leurs impacts négatifs sur les zones humides puisque tout a finalement abouti à la dégradation de l’habitat naturel et à la régression des effectifs des colonies d’oiseaux. La wilaya de Batna dispose de 8 zones humides qui s’étalent sur 12.600 hectares. A lui seul, le Chott d’El Hodna situé aux environs de Barika situé entre la wilaya de Batna et celle de M’sila, constitue la moitié des réserves avec 6.000 hectares. Le Chott Djendli, à Boumia, localité située au nord-est de Batna-ville, s’étale quant à elle sur 3.000 hectares et puis il y a quelques poches disséminées ça et là. Au moins, 14 espèces d’oiseaux migrateurs et sédentaires fréquentaient les zones humides naturelles de la wilaya de Batna, mais aujourd’hui elles sont obligées de se déplacer à cause de l’assèchement total des zones humides. Malgré le fait qu’il soit, lui-même touché de plein fouet par le stress hydrique avec une inquiétante chute de son niveau, le barrage de Koudiat Lemdaour, situé près de Timgad, s’affirmer comme étant une zone humide artificielle de grande importance dans la région des Aurès puisqu’un écosystème favorable aux oiseaux d’eaux douces, s’y est installé. Le Chott Djendli, est une zone humide aux aspects saumâtres qui sert de terre d’accueil aux flamants roses. Vivant en colonies, plusieurs dizaines de couples se nourrissant de planctons,  mollusques, poissons, larves d’insectes et crustacés, les flamants roses, ont éprouvé de grandes difficultés à survivre dans un environnement devenu hostile. Et c’est en ce sens qu’ils sont partis vers des cieux plus cléments en compagnie des canards siffleurs, des aigrettes, des foulques, des grèbes, des oies cendrées, des échasses blanches, des grues,  des canards colverts et de la tadorne de belon entre autres. Pour permettre à ces oiseaux migrateurs et sédentaires, de retourner dans la région de Batna, il est impératif de se pencher sur le problème de l’assèchement des espaces humides. Cet assèchement a, selon toute évidence, pour cause l’absence de chute de pluie mais en relief à cela des voix indiquent que les eaux des oueds qui alimentent naturellement les chotts, ont été détournés de leurs cours suite à des travaux engagés dans le cadre hydraulique ou autres.   

N.B.

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