En hibernation depuis 3 décennies

Le projet du jardin botanique ne verra jamais le jour…

12 Mar 2018
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Situé à l’entrée Ouest de la ville d’Annaba aux abords de la RN/44, le projet de la création du Jardin Botanique de la Coquette, en hibernation depuis quelque 3 décennies, ne verra certainement pas le jour au vu de la cadence de l’avancée du béton. La dernière tentative malheureusement avortée, pour sauver au moins une partie de sa superficie, remonte en 2016, où l’ex-ministre de l’habitat Yousef Cherfa, alors qu’il occupait le poste du wali d’Annaba et avec l’engagement de nombreux notables de la cité des rives de la Seybouse, ont relancé en grande pompe l’initiative de la réalisation du projet en question, lequel existait dans le POS de la ville depuis des dizaines d’années et dont rêvait d’ailleurs toute la population locale. L’objectif recherché à travers la réalisation de ce projet est la relance les jardins potagers qui fleurissaient autrefois aux piémonts de l’Edough, et qui ont  laissé ainsi place à des espaces de terres dont l’état actuel est des plus propices à l’érosion sous toutes ses formes. Il devrait servir comme « compact modèle »  devant permettre à la fois de donner une image digne de ville moderne à l’entrée principale de la ville, et de planter, acclimater et multiplier les diverses espèces végétales, surtout lorsqu’on craint la désintégration au fil de jours du couvert végétal du mont de l’Edough. Aujourd’hui, cette initiative semble totalement éliminée.  À rappeler que ce projet, retenu depuis les années 90, a été déjà amputé de la moitié de sa surface, car sur une superficie de plus 12 hectares, seuls 5 h sont encore pour le moment non violés. Située aux abords de la RN 44 à l’entrée principale du Sud de la ville, entre le stade du 19 mai 56 et l’université de Sidi-Achour, la partie encore vierge de cette superficie est considérée comme étant la plus convoitée depuis un certain temps par la maffia locale du foncier, qui est en train de tout faire pour s’en accaparer.  L’autre partie, rappelle-t-on, a été attribuée en 2010 de manière illicite à des personnes aux reins solides, puisque l’assiette est qualifiée d’inconstructible. En effet, elle fait partie d’un terrain marécageux situé au pied de la colline du Champ de tirs d’autrefois, aujourd’hui la cité Rym. La partie vierge encore s’est transformée en décharge sauvage. Cet aménagement-tampon est inaliénable et qu’il a pour vocation de gérer les fluctuations dans l’apport des eaux de pluies issues de ces surfaces, et de les restituer d’une manière homogène dans le milieu, comme l’explique un spécialiste des questions de protection de l’environnement. Selon cet expert, le bassin de rétention naturelle sur lequel des personnalités peu scrupuleuses ont jeté leur dévolu a été conçu pour protéger notamment la cité de Boukhadra et une bonne Partie de la plaine Ouest d’une calamité certaine. Pour notre interlocuteur, les causes sont complexes et ne sont pas seulement liées à l’augmentation des pluies, mais également à l’absence de système efficace de drainage des eaux de pluie, la croissance urbaine incontrôlée et la construction dans des zones de rétention naturelle ou les bas-fonds. Compte6tenu de la faible profondeur qui le caractérise et de la disparition progressive du couvert végétal des monts de l’Edough, il est à craindre que les eaux des pluies fassent leur œuvre dévastatrice, déversant des tonnes de boue sur les quartiers de la ville particulièrement ceux de l’Elysa, de l’Orangerie et partant de toute la Plaine Ouest de Annaba. La question qui vient à l’esprit en l’état actuel des choses, est de savoir non pas pourquoi la loi est continuellement transgressée, mais pourquoi elle n’est pas appliquée ?  

B. Salah-Eddine

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