Change parallèle

Qui arrêtera l’envolée de l'euro?

15 Fév 2016
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L'envolée de l'euro, ces derniers jours, qui a dépassé les 190 D.A, affole outre  mesure ceux qui ont pris l'habitude de s'approvisionner en euro qui entraîne dans son sillage l'augmentation du dollar et de la monnaie tunisienne. En effet, ces petits acheteurs, nullement animés par une volonté mercantile, achètent des devises pour des besoins strictement personnels comme l'achat de médicaments issus d'une molécule mère, pour les besoins d'un voyage touristique ou familial, sans oublier le financement des études de leurs enfants établis à l’étranger.  Alors, d'où provient cette fièvre de l'euro qui s'est raréfiée sur le marché parallèle, avec des cambistes enclins beaucoup plus à acheter qu'à vendre. En effet, à l'achat l'on vous propose 187 D.A l'euro, le but recherché étant de spéculer pour faire un maximum de profit avec l'euro qui a le vent en poupe, ces derniers temps. Certes, le sacro saint principe de l’offre et de la demande y est pour quelque chose, la dépréciation de la monnaie nationale aussi, mais les véritables causes, selon des banquiers, sont à chercher dans les domiciliations bancaires  des petits importateurs auxquelles ils ne peuvent plus prétendre, d'où l'obligation de se rabattre sur le marché parallèle. Ces devises servent aussi à acheter en solde des  produits cosmétiques, des vêtements, vendus ensuite à des prix fous. Autre élément, et pas des moindres, concerne les équipements et autres matériels acquis par certains importateurs véreux, qui par le passé achetaient pour un prix en devise pour 5000 euros quelque chose et facturaient, avec la complicité, du fournisseur, à 6000 euros. Stratagème découvert par les services des Douanes qui ont mis, depuis, un autre système de contrôle qui consiste à vérifier toute transaction commerciale à l'étranger dans la semaine qui suit. Ce même stratagème est aussi utilisé par les exportateurs de produits de mer  qui ne déclarent jamais les véritables quantités qu'ils exportent, en l'absence d'un contrôle rigoureux, afin d'engranger avec leur client étranger des devises  en plus sans qu'ils transitent par la voie légale, c'st à dire leurs comptes bancaires. Pour ceux qui l'ignorent, sont rares les cambistes  qui travaillent pour leur propre compte, et la plupart des jeunes, du coté de la rue Gambetta et la gare, exhibant des liasses de billets en dinars  travaillent pour le compte de deux ou trois barons tapis quelque part, non loin de là, derrière la devanture d'un magasin.  Enfin, selon des observateurs avertis, les habitués des voyages, cette monnaie, qu'est l'euro, ne  vaut presque rien à l''étranger, l'Europe s'entend, elle n'a de valeur que chez nous et profite, pour le moment, aux émigrés qui la revendent ici et les commerçants de ce qui vient de l'étranger jusqu'au moment où plus personne ne pourra leur acheter quoique ce soit, ce qui entraînera, à coup sur, avec d'autres paramètres liés aux performances économiques, un fléchissement de l' euro et par et extension des autres devises.  

Abdelhak.H

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