Plus de 50 000 numéros de téléphone espionnés dans le monde

Pegasus : un projet contre les droits de l’Homme

22 Juil 2021
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Les opinions nationale et internationale n’ont toujours pas tous les détails concernant ce que l’on peut qualifier d’affaire de « méga-espionnage ». Si en Algérie, on sait déjà que le logiciel espion israélien a été utilisé par le royaume marocain pour espionner de hautes autorités politiques et militaires, Amnesty International révèle un usage plus maléfique du produit de NSO Group. Dans un communiqué rendu public, mardi dernier, l’ONG qui reprend les conclusions de l’enquête de Forbidden Stories et ses partenaires du secteur des médias, 11 pays ont exploité ce logiciel contre «des militants, des journalistes et des dirigeants politiques partout dans le monde. Ces pays sont l’Arabie Saoudite, l’Azerbaïdjan, le Bahreïn, les Émirats arabes unis, la Hongrie, l’Inde, le Kazakhstan, le Mexique, le Maroc, le Rwanda et le Togo. En effet, indique Amnesty International, les détails techniques complets des analyses techniques réalisées dans le cadre du Projet Pegasus sont sans équivoque. « Le rapport de méthodologie du Security Lab montre l’évolution des attaques menées au moyen du logiciel espion Pegasus depuis 2018, et donne des détails sur l’infrastructure du logiciel espion, dont plus de 700 domaines liés à Pegasus. NSO affirme que son logiciel espion est indétectable et utilisé uniquement à des fins légitimes d’enquêtes pénales. Nous avons maintenant apporté des preuves irréfutables que c’est absolument faux », explique Etienne Maynier, expert des nouvelles technologies, cité par Amnesty Tech dans un communiqué. Selon l’ONG, « rien ne laisse penser que les clients de NSO n’ont pas également utilisé Pegasus dans le cadre d’enquêtes pénales ou terroristes, et le consortium Forbidden Stories a également trouvé de nombreuses données appartenant à des criminels présumés ». « Il faut mettre un terme aux atteintes généralisées aux droits humains que Pegasus favorise. Nous espérons que les preuves accablantes publiées la semaine prochaine amèneront les gouvernements à réformer le secteur de la surveillance, qui est actuellement hors de contrôle », explique encore Etienne Maynier. Poursuivant, Amnesty International précise que « NSO Group n’a ni confirmé ni démenti les informations sur les gouvernements faisant partie de ses clients, bien que l’entreprise ait déclaré que le Projet Pegasus avait fait des « hypothèses incorrectes » à cet égard. Tout en niant les affirmations, NSO Group a déclaré que l’entreprise ‘’continuerait d’enquêter sur toutes les allégations crédibles d’utilisation abusive et prendrait les mesures adaptées en fonction des résultats de ces enquêtes’’». Selon le quotidien français, Le Monde, au moins 6.000 numéros algériens ont été sélectionnés par le Maroc pour les espionner, parmi lesquels ceux attribués à des diplomates algériens en poste dans plusieurs pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique. Selon la même source, ces pays sont : Afrique du Sud, Angola, Belgique, Burkina Faso, Canada, Côte d’Ivoire, Émirats arabes unis, Égypte, Espagne, Éthiopie, Finlande, Indonésie, Iran, Kenya, Mauritanie, Maroc, Namibie, Niger, Nigeria, Ouganda, République tchèque, Rwanda, Sénégal, Suède, Suisse, Syrie, Tunisie, Turquie et Zimbabwe.

Samir Rabah

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