Mauvaises séquences

24 Oct 2020
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Au rythme des dérapages des hauts responsables, qui ont tendance à se multiplier ces derniers temps, les autorités supérieures du pays auront fort à faire pour rétablir la confiance des citoyens dans les institutions de l’Etat. Mauvaise foi, suffisance affichée avec arrogance ou tout simplement maladresse ; ce qui est encore très grave, peu importe l’explication que l’on pourrait donner à un « phénomène », devenu récurent. Les sorties médiatiques de certains commis de l’Etat sont en train de détruire les engagements exprimées en haut lieu pour une gouvernance nouvelle, libérée de toutes les tares qui l’avaient marquée plusieurs décennies durant. Aussi bien le comportement du wali d’Oran que les déclarations inconvenantes et grossières du ministre de la Jeunesse et des sports, sont autant d’incohérences, qui interpellent aujourd’hui le président de la République et le Premier ministre afin qu’ils interviennent en toute urgence, pour mettre un terme à ces attitudes désastreuses. Le comportement du wali d’Oran et celui du ministre de la Jeunesse et des sports sont condamnables à tous les égards. Les deux responsables n’ont aucune justification à avancer ou des circonstances atténuantes à faire prévaloir. En d’autres termes, ils auraient dû être sanctionnés, pour servir d’exemple. Si le premier a été désavoué par le Premier ministre, le second s’est contenté de présenter ses excuses aux Algériens, comme si de rien n’était. « J’ai suivi hier le tollé provoqué par mes propos relatifs à la déclaration du 1er novembre lors de mon discours sur la nouvelle constitution. Aujourd’hui, c’est un devoir pour moi en tant que citoyen de préciser que mes propos étaient destinés à ceux que la déclaration du 1er novembre gène. (…) Un humain peut faire des erreurs », a reconnu le ministre, qui a encore une fois démontré sa non maitrise de la communication. Non, ça ne devrait pas passer comme ça. Ces errements et ces erreurs n’engagent pas uniquement leurs personnes, mais l’Etat dans son ensemble. Lorsqu’on est une personnalité publique et qu’on a des responsabilités étatiques à assumer, on doit être irréprochable sur tous les plans. Le wali d’Oran et le ministre de la Jeunesse et des sports sont supposés le savoir, sans qu’ils n’aient besoin qu’on leur rappelle la bonne mesure.

 Mohamed M

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