Elle envisage de Licencier 800 travailleurs

Renault algérie, tout un symbole !

15 Aoû 2020
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Inaugurée en grande pompe le 10 novembre 2014, en présence de Sellal alors Premier ministre, de Bouchouareb, ministre de l’Industrie, côté algérien, de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, Emmanuel Macron, ministre de l’Economie et du PDG du groupe Renault, côté français, l’usine de Oued Tlelat à Oran est en train de payer comptant les frais d’une véritable arnaque, appelée hypocritement industrie automobile. A l’arrêt depuis plusieurs mois en raison de la suspension de l’importation des kits CKD/SKD destinés au montage de véhicules, Renault Algérie Production, une joint-venture constituée par le partenariat du la Régie française et la SNVI, est sur le point de licencier 800 des 1 200 travailleurs qu’elle emploie dans le cadre d’un plan de départ volontaire. En attendant de voir, si elle va se mettre en conformité avec le nouveau cahier de charges, régissant l’industrie automobile, l’avenir de cette usine reste suspendu. La société Renault Algérie, qui a été constituée dans des circonstances marquées par l’opacité a ainsi récolté les fruits amers de l’improvisation, mais aussi des faux calculs. En refusant d’intégrer dans son plan de développement l’implantation d’au moins un des soustraitants traditionnels, prétextant l’impact pénalisant de la règle 51/49, la firme française a carrément hypothéqué sa présence en Algérie, mais après avoir ramassé des milliards. Aujourd’hui, l’usine d’Oran n’est plus en mesure de prendre en charge ses travailleurs, qui sont en chômage technique et s’achemine tout droit vers la fermeture définitive. Car, il n’est pas sûr qu’elle aille remplir les conditions qui seront fixées dans les nouveaux cahiers des charges. Le nouveau cahier des charges, régissant l’industrie automobile en Algérie devrait être promulgué dans les prochains jours. Il est à rappeler que l’Algérie a décidé de revoir sa réglementation relative à l’industrie automobile, avec la mise en place d’un nouveau cahier des charges. Du coup, toutes les usines de montage sont à l’arrêt. Le 16 mai, KIA Algérie avait décidé de fermer son usine basée à Batna pour un délai indéterminé, en raison de « la rupture des kits d’assemblage CKD/SKD et du retard dans la publication du cahier des charges relatif à cette activité », avait justifié la société.

M.M

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