Lutte contre l’argent sale, la bureaucratie et les blocages

Le plan Djerad actionné

15 Aoû 2020
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« L’instauration de la nouvelle République que nous souhaitons tous constitue la pierre angulaire du programme d’action du gouvernement et des collectivités locales, à travers la consécration de la démocratie effective, le lancement d’une nouvelle méthode de gestion des institutions et la transparence », a assuré, jeudi, Abdelaziz Djerad, lors de son intervention devant les walis. Dans son allocution de clôture de la rencontre gouvernementwalis, le Premier ministre, qui a repris les grandes lignes du discours inaugural prononcé par le président de la République, en a fait une lecture prolongée, adaptée à sa mission d’exécutant en chef du programme présidentiel. Sa reprise de certaines expressions phares assénées par Abdelmadjid Tebboune, visiblement irrité par les informations qui lui parviennent, faisant état de blocages et de persistance des réflexes hérités de l’ère Bouteflika, a été conforme à son rôle de « metteur en scène » de la politique présidentielle. Tout en insistant sur la lutte contre l’argent sale, un thème d’ordre général, il ne s’est pas laissé entrainer par une rhétorique théorique. Après une courte introduction, il est allé tout droit dans le vif du sujet. La lutte contre la bureaucratie, la réorganisation de l’administration centrale et locale, l’amélioration de leur compétence, la rationalisation des moyens et la formation des ressources humaines, constituent autant de réponses pratiques aux interrogations soulevées par Abdelmadjid Tebboune. Dans l’esprit du Premier ministre, ce sont là des chantiers, dont la mise en branle finira par resserrer l’étau autour des forces de l’inertie, en les isolant du reste de la société avant leur neutralisation totale. Selon Abdelaziz Djerad, la lutte contre l’argent sale et son influence doit nécessairement passer par une modernisation de l’administration, synonyme de transparence et de célérité. Ce n’est qu’en créant ces conditions basées sur la numérisation et la compétence, que l’Algérie aura les moyens de bâtir une économie développée tournée entièrement vers la haute performance, loin de toute considération rentière. « Les corrompus existent à différents niveaux dans les institutions et les administrations et tentent d’entraver les réformes engagées », a-t-il reconnu, avant souligner que la « consécration de l’Etat de droit, qui préserve les droits et libertés des citoyens qui sont le socle de la nouvelle République, est la réponse la plus appropriée au phénomène de la corruption. L’ « intégrité des agents publics », a-t-il rappelé sera une réalité lorsque toutes les conditions seront réunies. C’est à cet objectif que s’attèle désormais l’Exécutif et son prolongement territorial représenté par les 48 walis. « Rétablir la confiance des citoyens dans leurs institutions ». C’est en résumé le but suprême de toute cette opération de remise à niveau, que le Premier ministre a tenu à synthétiser, en attendant que les membres du gouvernement, chacun à son poste, mettent au point de « nouveaux mécanismes de prévention et de contrôle à même d’assurer la probité des agents publics et la bonne gestion des deniers publics ». Poursuivant la présentation de sa feuille de route, Abdelaziz Djerad a assuré que l’accès aux postes de responsabilité « sera désormais tributaire de l’éligibilité, du mérite et de l’intégrité », précisant que des mécanismes d’évaluation seront mis en place à cet effet. A cet effet, il a fait savoir que le gouvernement « procèdera dans les prochains jours au renouvellement du cadre éthique applicable aux agents publics pour prévenir les conflits d’intérêts », tout en plaidant pour une « rupture totale avec l’ancienne gouvernance qui a conduit à de graves et inacceptables dérives ».

 Mohamed M

Dernière modification le samedi, 15 août 2020 16:13
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