Affaire Mahieddine Tahkout

Ouyahia et Sellal rejettent en bloc les accusations

08 Juil 2020
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Le procès de l’homme d’affaires Mahieddine Tahkout, poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation en lien avec la corruption dont obtention de privilèges, d’avantages et de marchés publics en violation de la législation, s’est poursuivi, hier au tribunal de Sidi M’hamed. Cette deuxième audience est consacrée, comme celle de lundi dernier, à l’audition des hauts responsables accusés dans cette affaire. En effet, le juge a repris le déroulement du procès avec l’audition d’Abdelghani Zaalane en sa qualité d’ancien wali et d’ancien ministre des Transports. Ce dernier a, sans surprise, nié les charges retenues contre lui. Comme lui, les anciens Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, les anciens ministres de l’Industrie et des Transports, Youcef Yousfi et Amar Ghoul ainsi que des cadres du ministère de l’Industrie et le responsable du port de Skikda, impliqués dans cette affaire, ont également rejeté les accusations. En effet, Ahmed Ouyahia qui a avoué, lundi devant le tribunal, être atteint d’un cancer, a refusé de reconnaître l’ensemble des accusations retenues, contre lui, d’octroi d’indus avantages et facilitations à Tahkout pour ses projets de montage automobile. Soulignant que le seul critère adopté pour l’approbation des dossiers des investisseurs était l’expérience, même minime, dans le domaine concerné, il a ajouté que l’Etat avait recouru au montage automobile après la chute des prix du pétrole. « Je ne suis pas un voleur. Si je l’étais, je n’aurais pas placé mon argent dans une banque publique. Je l’aurais transféré à l’étranger à bord de l’avion spécial à bord duquel j’ai voyagé 25 fois dans le cadre de l’exercice de mes fonctions. Je suis fier d’avoir servi mon pays », lance-t-il. Appelé à la barre, l’ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal a également rejeté les charges retenues contre lui, imputant l’entière responsabilité des cahiers de charges au ministère de l’Industrie. Ni le Premier ministère ni le Conseil national de l’investissement (CNI) n’étaient concernés par leur élaboration, a-t-il soutenu. Le procès se poursuivra aujourd’hui avec l’entrée en scène du principal accusé, Mahieddine Tahkout, qui a réussi à bâtir un empire en l’espace de quelques années en bénéficiant de plusieurs marchés publics. En détention provisoire depuis juin 2019 avec des membres de sa famille, l’homme d’affaire est poursuivi pour obtention de privilèges de la part de cadres de l’Office national des œuvres universitaires (ONOU) et du ministère des Transports dans l’affaire des œuvres universitaires, ainsi que par des cadres du ministère de l’Industrie et de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI) dans l’affaire de la société CIMA-MOTORS, a repris lundi, suite à son report le mercredi dernier à la demande de la défense. Que dira-t-il ?

Samir Rabah

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