Il a cessé de communiquer

Ali Benflis recule-t-il pour mieux sauter à El Mouradia 

24 Jui 2019
251 fois

Mais où est donc passé Ali Benflis ? La question anime les discussions dans le landerneau algérois. Le fait est que depuis le début du mois de mai, le président de Talaei El Hurriet ne s’est jamais exprimé publiquement bien que les sujets ne manquaient pas. Il avait, on s’en souvient, répondu favorablement à l’appel du Général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, chef d’État-major de l’Armée, au dialogue visant à résoudre la crise politique. Les observateurs avaient estimé alors qu’Ali Benflis avait décidé de se mettre en orbite pour, espèrait-t-il, s’imposer comme un homme de consensus. «La nécessité du dialogue est une conviction partagée par tous, et personne ne remettra en cause sa nécessité absolue et son caractère urgent pour faire face à la crise que traverse le pays, et l’enjeu actuel consiste en la dynamisation de ce dialogue à travers la préparation de toutes les conditions adéquates à son bon déroulement », avait répondu l’ex chef du gouvernement dans un communiqué qu’il avait lui-même signé. «Partant de cette vision, la première priorité consiste à surmonter cette conjoncture par l’ouverture du champ pour un consensus sur le contenu de cette solution», avait-il ajouté. Une prise de position qui correspond exactement à la feuille de route déclinée par Gaid Salah pour résoudre la crise avec comme point d’orgue de ce dialogue la tenue d’une élection présidentielle. C’est connu, l’ex candidat malheureux par deux fois à l’élection présidentielle de 2004 et 2014, nourrit le doux rêve d’être le successeur de Bouteflika dont il était le chef de cabinet. Ceci d’autant plus que sa cure d’opposition depuis 2014 et son engagement au sein du groupe de Mazafran lui a quelque peu redonné du crédit au sein de l’opinion. L’homme est devenu fréquentable pour les leaders les plus farouches de l’opposition et jouit plutôt d’une bonne presse. Son passage dans les hautes sphères de l’Etat lui donne par ailleurs la stature d’homme d’Etat qui maitrise les rouages de la haute administration et des dossiers économiques. Il va sans dire que son pédigrée politique est pour certains observateurs un atout non négligeable pour rassurer les partenaires de l’Algérie dans ce contexte délicat marqué par un tour de vis à l’international. Benflis serait-il donc le candidat idéal du système et l’opposition en quête de consensus politique ? A l’heure qu’il est, beaucoup d’indices le laissent fortement supposer surtout son silence sans doute calculé sur l’actualité brûlante de l’Algérie.  L’autre atout est que le pouvoir ne dispose plus d’hommes d’Etat capables de convaincre le peuple. Ali Benflis pourrait en effet incarner le compromis politique entre les exigences du camp démocratique et les résidus du système qui ne veulent pas mourir. Il reste cependant à convaincre le plus grand nombre de partis politiques du pays à savoir le Hirak populaire que Benflis serait une option à moindre risques. Mais en attendant, il va falloir d’abord donner des gages sérieux avec un nouveau gouvernement plus compétent et plus crédible. Précisément, le nom d’Abdelaziz Rahabi fait le tour des rédactions comme virtuel futur Premier ministre. L’ex-diplomate a inscrit ces derniers jours dans son agenda une série de rencontres avec des personnalités et des partis politiques y compris ceux de l’ex-alliance présidentielle, rendra public une plateforme d’ici mercredi. S’achemine-on vers alors un ticket Benflis-Rahabi ? Tout est possible. 

Évaluer cet élément
(1 Vote)

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85