Ibrahimi, Ali Yahia et Benyelles en appellent à l’ANP

Pour un dialogue franc

19 Mai 2019
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Trois personnalités nationales viennent de lancer un appel  pour la mise en place d’une période de transition et l’ouverture d’un dialogue sérieux. Il s’agit de l’ancien président de la LADDH, Ali Yahia Abdenour, l’ancien ministre des affaires étrangères, Ahmed Taleb Ibrahimi et le général à la retraite, Rachid Benyelles. Les trois ont signé aujourd’hui une déclaration commune appelant les responsables de l’institution militaire à ouvrir un dialogue sérieux pour trouver une solution sérieuse à la crise actuelle. « Nous, signataires de la déclaration du 7 octobre 2017 ainsi que du présent appel, demandons instamment au commandement de l’ANP de nouer un dialogue franc et honnête avec des figures représentatives du mouvement citoyen, des partis et des forces politiques et sociales qui le soutiennent, afin de trouver au plus vite, une solution politique consensuelle en mesure de répondre aux aspirations populaires légitimes qui s’expriment quotidiennement depuis bientôt trois mois », lit-on dans cette déclaration rendue publique, hier. Les signataires de cette déclaration estiment aussi que la mise en place d’une « courte période de transition est nécessaire afin de mettre en place les mécanismes et les mesures permettant aux peuple Algérie de choisir librement et en toute démocratie leur dirigeant ». « Après avoir obtenu la démission forcée du président candidat moribond, les manifestants dont le nombre a atteint des sommets historiques, exigent maintenant l’instauration d’un Etat de droit et d’une véritable démocratie, en passant préalablement par une période de transition de courte durée, conduite par des hommes et des femmes n’ayant jamais appartenu au système profondément corrompu des vingt dernières années », lit-on dans ce document. Et d’ajouter : « Cette période est nécessaire pour mettre en place les mécanismes et dispositions permettant au peuple souverain d’exprimer librement et démocratiquement son choix à travers les urnes, un processus qui va dans le sens de l’histoire, et que rien, ni personne ne saurait arrêter ». Pour les signataires de cette déclaration, le maintien de la présidentielle du 4 juillet prochain « ne fera que retarder la naissance de la nouvelle République ». « Porteuse de graves dangers dans une situation régionale tendue, la situation de blocage à laquelle nous assistons par le maintien de la date du 4 juillet ne pourra que retarder l’avènement inéluctable d’une nouvelle République », soutient-ils, avant de s’interroger : « Comment peut-on imaginer des élections libres et honnêtes alors qu’elles sont d’ores et déjà rejetées par l’immense majorité de la population parce qu’organisées par des institutions encore aux mains de forces disqualifiées, opposées à tout changement salutaire ? »,   

Samir Rabah 

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